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La résilience de l’économie chinoise renforce ses perspectives de croissance

French.china.org.cn | Mis à jour le 10. 07. 2026 | Mots clés : économie chinoise,résilience
french.china.org.cn | 10. 07. 2026

La croissance économique de la Chine, soutenue par des exportations plus fortes que prévu et des innovations rapides en matière d’intelligence artificielle (IA), devrait être restée stable au premier semestre. Les principales institutions internationales expriment une confiance croissante dans les perspectives économiques du pays, selon les économistes.

Si la demande extérieure de produits de haute technologie devrait maintenir une dynamique de croissance au second semestre, les décideurs politiques devraient s’attacher davantage à stimuler la demande intérieure afin de parvenir à une reprise plus équilibrée.

La confiance dans les perspectives économiques de la Chine s’est renforcée ces dernières semaines, plusieurs grandes institutions internationales ayant relevé ou maintenu des prévisions de croissance relativement optimistes malgré le ralentissement de l’économie mondiale.

Le Fonds monétaire international a relevé le 8 juillet de 0,2 point de pourcentage ses prévisions de croissance pour la Chine en 2026 à 4,6 % en raison d’une expansion plus forte qu’anticipé au premier trimestre, portée par des investissements publics robustes, la production de haute technologie, ainsi que les exportations.

La Banque mondiale a également souligné la résilience des investissements et des exportations de haute technologie comme facteurs clés soutenant l’économie chinoise cette année, malgré les chocs en matière d’approvisionnement énergétique mondial. Selon ses dernières mises à jour économiques sur la Chine, la deuxième économie mondiale devrait croître de 4,4 % en 2026 dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale, estimée à 2,5 % pour 2026.

Robin Xing, économiste en chef pour la Chine chez Morgan Stanley, a remarqué que « la dynamique économique actuelle de la Chine est principalement tirée par la croissance des exportations et la modernisation industrielle ». Selon M. Xing, la résilience des chaînes d’approvisionnement chinoises est de plus en plus marquée dans les infrastructures d’IA, les véhicules électriques, le stockage d’énergie, le photovoltaïque et l’éolien, où les parts de marché à l’exportation continuent de progresser.

Parallèlement à une croissance économique soutenue, l’inflation est restée modérée. Au premier semestre, l’indice des prix à la consommation (IPC) en Chine a augmenté de 1 % en glissement annuel, tandis que l’IPC de base, qui exclut les prix des produits alimentaires et de l’énergie, a progressé de 1,2 %, selon les données publiées me 9 juillet par le Bureau national des statistiques de Chine. La reprise en forme de K (caractérisée par une reprise à des rythmes et des délais différents selon les secteurs de l’économie) est un sujet de débat intense parmi les économistes qui suivent la croissance économique chinoise. Les secteurs liées à l’IA et les exportations y affichent une croissance plus rapide que la consommation et le secteur immobilier. Un enjeu majeur pour le second semestre est donc de transformer les mesures de soutien en demande intérieure. Cette divergence a également suscité une attention croissante de la part des décideurs politiques. Lors de la réunion du deuxième trimestre de son comité de politique monétaire, la Banque populaire de Chine, la banque centrale du pays, a fait de la « divergence structurelle » un défi pour l’économie, tout en s’engageant à poursuivre une politique monétaire accommodante.

Lu Ting, économiste en chef pour la Chine chez Nomura, a souligné que le boom des exportations ne s’était pas encore traduit par une croissance généralisée des revenus, car la production de haute technologie est de plus en plus capitalistique et automatisée, tandis que le marché immobilier continue de peser sur le patrimoine et le moral des ménages.

Wen Bin, économiste en chef de la Banque China Minsheng, a noté que la clé pour stimuler la consommation intérieure résidait dans la mise en œuvre concrète du plan de croissance des revenus des résidents urbains et ruraux, présenté comme une priorité dans le Rapport d’activité du gouvernement de cette année. Les mesures attendues comprennent la hausse du salaire minimum, l’octroi de déductions fiscales supplémentaires exceptionnelles, et l’augmentation des prestations de retraite et d’assurance maladie.

« Nous constatons que le gouvernement met en œuvre davantage de politiques pour soutenir la demande intérieure, notamment dans le secteur des services. Conjuguée à la baisse des prix du pétrole, nous pensons que le renforcement de la demande intérieure sera un pilier de la croissance chinoise au second semestre... Une mesure clé est le versement d’aides financières aux familles avec enfants, instaurée l’année dernière. Il s’agit d’une politique à long terme, et ses avantages pourraient même s’accroître à l’avenir », a déclaré Xiong Yi, économiste en chef pour la Chine chez Deutsche Bank. « Grâce à ces politiques gouvernementales de soutien, tant du côté de l’offre que de la demande de services, nous prévoyons que les dépenses de services deviendront un moteur durable de la consommation chinoise, non seulement cette année, mais aussi pour les cinq à dix prochaines années. »

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Source:french.china.org.cn