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La bonne performance du PIB chinois a jeté des bases solides pour le déploiement du 15e Plan quinquennal
La Chine a consolidé sa position de deuxième économie mondiale après que son PIB a progressé de 5 % en 2025, dépassant pour la première fois le seuil des 140 000 milliards de yuans (20 400 milliards de dollars). Ce jalon a ainsi jeté des bases solides pour un démarrage prometteur du 15e Plan quinquennal (2026-2030), ont déclaré des responsables et des économistes.
Pour 2026, année d'ouverture de ce nouveau plan quinquennal, certains économistes ont indiqué anticiper une croissance soutenue grâce aux mesures politiques mises en œuvre, aux efforts accrus pour stimuler la demande intérieure et au renforcement des nouveaux moteurs de croissance.
Sheng Laiyun, directeur adjoint du Bureau national des statistiques (BNS), a déclaré que ce taux de croissance de 5 % avait placé la Chine parmi les meilleures économies mondiales.
« L’on estime que la Chine a contribué à hauteur d'environ 30 % à la croissance économique mondiale, demeurant le principal moteur ainsi qu’un pilier essentiel de la stabilité de la croissance mondiale. La Chine reste la deuxième économie mondiale, représentant environ un sixième de la production mondiale », a noté M. Sheng dans un communiqué publié samedi.
Sun Xuegong, directeur du département d'études et de conseils politiques de l'Académie chinoise de recherche macroéconomique, a prédit que l'année 2026 bénéficierait de conditions favorables, notamment avec la publication du plan quinquennal qui, selon lui, « définira la direction » du développement pour les cinq prochaines années et contribuera à renforcer les anticipations et la confiance.
Malgré la persistance de défis nationaux et internationaux, M. Sun s'est dit convaincu que l'économie chinoise maintiendra une croissance stable cette année.
Du côté de l'offre, il a souligné le développement rapide de nouvelles forces productives de qualité et la modernisation structurelle en cours des industries traditionnelles, ainsi que l'accélération du secteur des services. Du côté de la demande, il a mis en avant un soutien politique renforcé à la consommation et une reprise probable des investissements, notamment avec l'entrée en vigueur de grands projets prévus dans le cadre du nouveau plan quinquennal.
« Après avoir subi d'importantes turbulences dans le commerce mondial, les exportations pourraient connaître une période de relative stabilité », a ajouté M. Sun.
Selon le communiqué statistique annuel publié samedi par le BNS, les dépenses de consommation finale ont contribué à hauteur de 2,6 points de pourcentage à la croissance du PIB chinois l'an dernier. La formation brute de capital fixe et les exportations nettes de biens et services y ont elles contribué à hauteur de 0,8 et 1,6 point de pourcentage respectivement.
Marshall Mills, représentant résident senior du Fonds monétaire international (FMI) en Chine, a déclaré que le FMI saluait l'accent mis par la Chine sur la stimulation de la demande intérieure et la promotion de la consommation, un élément crucial pour libérer le potentiel de croissance du pays durant la période du 15e Plan quinquennal.
« Nous prévoyons que le moteur de la demande future en Chine sera la consommation privée. Il s'agit d'un marché très vaste où l'épargne est importante. Et ce comportement peut être modifié, ce qui représente donc un potentiel considérable », a indiqué M. Mills.
Les données du communiqué statistique annuel du BNS montrent que les dépenses de la Chine en recherche et développement (R&D) ont progressé de 8,1 % sur un an pour atteindre 3 930 milliards de yuans en 2025, soit 2,8 % du PIB.
Robert Koopman, ancien économiste en chef de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a souligné que la transition de la Chine vers un modèle de croissance fondé sur l'innovation avait renforcé la résilience de la deuxième économie mondiale.
Tout en reconnaissant que le maintien d'une croissance durable devient plus difficile à mesure que les économies se rapprochent de la « frontière technologique mondiale », M. Koopman s’est dit optimiste quant à la capacité de la Chine à maintenir une croissance d'environ 5 % dans les années à venir, et ce grâce à des progrès continus en matière de R&D, d'innovation et de transition technologique.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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