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La visite en Chine de Friedrich Merz met en lumière les opportunités de coopération
De la robotique à la synergie des stratégies, les deux parties visent une coopération sino-allemande renforcée
Jeudi après-midi, le chancelier allemand Friedrich Merz s'est rendu dans une entreprise chinoise de robotique de pointe à Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est), pour une visite guidée et une démonstration de robots. Cette visite marquait la fin d'une visite de deux jours en Chine à la fois fructueuse et significative.
Chez Unitree, M. Merz a assisté à la même démonstration d'arts martiaux réalisée par des robots que celle présentée lors du Gala de la fête du Printemps 2026, qui avait été diffusée en direct à des centaines de millions de téléspectateurs en Chine et à l'étranger. M. Merz s'est montré intéressé par les mains robotiques et les robots quadrupèdes de l'entreprise, et s'est informé sur leurs applications et leur développement.
Cette visite d'une heure, qui s'inscrivait dans le cadre du premier déplacement de M. Merz en Chine depuis sa prise de fonctions en mai dernier, a démontré la volonté commune des deux pays de saisir de nouvelles opportunités de développement.
M. Merz est le premier dirigeant étranger à avoir été reçu par la Chine lors de l'Année du Cheval. À son arrivée mercredi, il a écrit en chinois sur les réseaux sociaux : « Berlin et Beijing sont distantes de près de 7 500 kilomètres. Depuis de nombreuses années, nous sommes très heureux de réduire cette distance. Il est essentiel pour moi de maintenir et d’approfondir nos relations diplomatiques et économiques. Pour atteindre cet objectif, nous avons besoin de canaux de dialogue ouverts ».
Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre chinois Li Qiang ont séparément rencontré et tenu des discussions avec M. Merz mercredi. Accompagnés de plus de 60 chefs d’entreprise chinois et allemands, M. Merz et M. Li ont également participé à un symposium du comité consultatif économique sino-allemand. Les deux pays ont signé plusieurs accords de coopération dans les domaines de la transition écologique, des douanes, des sports et des médias. Ils ont également publié une déclaration commune dans laquelle les deux parties se sont engagées à résoudre leurs différends respectifs via le dialogue.
S’adressant à des journalistes à la fin de sa visite, M. Merz a indiqué avoir constaté et soutenu le lancement de nouveaux partenariats commerciaux.
« Il était important pour moi de me faire une idée directe du pays, notamment grâce à des discussions avec des responsables gouvernementaux et des représentants d'entreprises », a-t-il déclaré, notant qu’il avait été impressionné par le haut niveau de développement technologique de la Chine.
Il a cité en exemple « les progrès de Mercedes-Benz en matière de conduite autonome en Chine, les avancées d'Unitree dans le domaine de la robotique, et le travail des entreprises qui produisent en Chine pour approvisionner le marché mondial ».
Le PDG de Siemens Roland Busch, qui figurait parmi les dirigeants d'une trentaine d'entreprises allemandes de premier plan accompagnant M. Merz, a déclaré que Hangzhou était une ville extrêmement innovante, « peut-être la Silicon Valley chinoise ».
M. Busch a noté que la Chine cherchait à accroître sa productivité grâce à l'automatisation et à la numérisation, deux domaines dans lesquels Siemens possède un avantage concurrentiel majeur à l'échelle mondiale, notamment dans les logiciels industriels et l'automatisation.
« Alors que 2026 marque le début du 15e Plan quinquennal (2026-2030) de la Chine, les deux principales économies mondiales devraient renforcer la synergie entre ce plan et les stratégies de développement de l'Allemagne, afin de parvenir à une coopération mutuellement avantageuse et de meilleure qualité », ont indiqué des analystes.
Michael Schumann, président de la Fédération allemande pour le développement économique et le commerce extérieur, a déclaré que les progrès rapides de la Chine en robotique et en intelligence artificielle (IA) industrielle – visibles lors de la visite de M. Merz chez Unitree – offraient d'importantes opportunités de conjuguer les atouts allemands en ingénierie de précision, en automatisation et en logiciels industriels avec l'envergure et la rapidité du déploiement technologique chinois.
« Via un dialogue continu et à une coopération concrète dans les industries d'avenir, les relations commerciales sino-allemandes peuvent contribuer de manière significative au progrès technologique mondial et à une transformation industrielle durable, ce qui bénéficiera aux populations de nos deux pays et au-delà », a affirmé M. Schumann.
Selon Feng Zhongping, directeur de l'Institut d'études européennes de l'Académie chinoise des sciences sociales, la visite de M. Merz témoigne d'un retour à une approche pragmatique et rationnelle de la politique allemande à l'égard de la Chine.
« La visite de M. Merz a montré que l’Allemagne, en tant que troisième économie mondiale, perçoit un vaste potentiel de coopération avec la Chine, deuxième économie mondiale, et souhaite développer une coopération fondée sur des avantages mutuels », a avancé M. Feng.
Il a ajouté que les responsables et chefs d'entreprise allemands étaient disposés à mieux comprendre le 15e Plan quinquennal de la Chine, notamment ses priorités de développement et ses axes stratégiques, afin d'identifier de nouvelles opportunités de collaboration.
Jin Ling, directrice du département de gouvernance mondiale et d'études des organisations internationales à l'Institut chinois d'études internationales, a déclaré que la visite de M. Merz revêtait une importance particulière dans le contexte des débats en Europe sur la stratégie à adopter vis-à-vis de la Chine.
« En privilégiant le partenariat et un ton coopératif, M. Merz a envoyé un signal fort visant à faire abstraction des interférences extérieures », a-t-elle soutenu.
Friedrich Merz est le dernier d'une série de dirigeants occidentaux à s’être rendus à Beijing ces derniers mois, après les visites du président français Emmanuel Macron, du Taoiseach (Premier ministre irlandais) Micheál Martin, du Premier ministre canadien Mark Carney, du Premier ministre finlandais Petteri Orpo et du Premier ministre britannique Keir Starmer.
« Ces visites témoignent de la reconnaissance du rôle mondial de la Chine et des opportunités offertes par son marché. Ignorer le marché chinois, c'est se priver d'opportunités », a ajouté Mme Jin.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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