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La Chine devrait fixer son objectif de croissance économique annuelle pour 2026 à environ 5 %

French.china.org.cn | Mis à jour le 26. 02. 2026 | Mots clés : objectif de croissance
french.china.org.cn | 26. 02. 2026

La consommation et l’innovation deviendront les principaux moteurs de la croissance en 2026

Selon les estimations d'économistes de haut niveau, la Chine devrait fixer son objectif de croissance économique annuelle pour 2026 à environ 5 %, alors qu’un événement politique majeur qui déterminera l'orientation politique annuelle du pays se tiendra à Beijing la semaine prochaine.

« La consommation et l'innovation devraient devenir les principaux moteurs de la deuxième économie mondiale, la propulsant vers un rééquilibrage structurel, alors que la Chine entame la première année de son 15e Plan quinquennal (2026-2030) », ont-ils ajouté.

Ces propos interviennent à la veille des « deux sessions » – les réunions annuelles du plus haut organe législatif et du plus haut organe consultatif politique du pays –, qui constituent une période cruciale pour observer le plan de développement du pays pour la nouvelle année.

« Après un examen approfondi des objectifs économiques des 31 régions de niveau provincial de la partie continentale de la Chine, qui ont été récemment dévoilés, la Chine devrait fixer son objectif de croissance à un niveau relativement soutenu de 4,5 % à 5 % pour 2026 », a prédit Xiong Yuan, économiste en chef chez Guosheng Securities.

Parmi ces 31 régions, une seule a augmenté son objectif de PIB, 12 l'ont maintenu, et 18 l'ont abaissé. La moyenne pondérée des objectifs provinciaux s'établit à 5 %, soit une baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2025, selon un rapport de l'institution.

En particulier, Beijing, Shanghai et la province du Jiangsu (est) – trois régions de niveau provincial dont les objectifs précédents étaient très proches des chiffres nationaux – ont chacune fixé leur objectif de croissance du PIB pour 2026 à « environ 5 % ». Le Guangdong (sud), province la plus peuplée et la plus puissante économiquement du pays, a quant à lui adopté une fourchette cible de 4,5 % à 5 %.

« Les objectifs fixés par ces régions, autour de 5 %, constituent un signal fort quant à l'objectif national à venir », a affirmé M. Xiong.

Zhang Liqun, chercheur au Centre de recherche sur le développement du Conseil des affaires d'État, a avancé que les décideurs politiques devraient fixer l'objectif de croissance du PIB pour cette année à environ 5 %, un objectif réaliste pour la première année du 15e Plan quinquennal.

« Toutefois, la croissance réelle de la Chine pourrait à l'avenir approcher le niveau potentiel de 8 %, si sa demande intérieure était pleinement relâchée », a-t-il soutenu.

Au-delà de ce chiffre de 5 %, les marchés suivent également de près les mesures de stimulation de la consommation et les initiatives favorisant l'innovation, afin de déceler des indications sur la manière dont la Chine entend mener sa transition vers un développement de meilleure qualité face à un contexte d'incertitudes extérieures.

Ming Ming, économiste en chef chez CITIC Securities, a déclaré que le programme chinois de reprise de biens de consommation devrait continuer à produire des résultats significatifs cette année, soutenant une reprise modérée de la consommation après avoir démontré son efficacité en 2025.

Selon la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR), le programme de reprise a généré l'an dernier des ventes de plus de 2 600 milliards de yuans (378,5 milliards de dollars) et a contribué à hauteur de 0,6 point de pourcentage à la croissance des ventes au détail totales de biens de consommation.

Fort de cette dynamique, le ministère chinois des Finances a déjà versé aux gouvernements locaux la première tranche des subventions à la reprise pour 2026, d'un montant total de 62,5 milliards de yuans, afin d'assurer la continuité du programme.

La Chine pourrait également entreprendre une modernisation substantielle de ses infrastructures et services publics, financée par une nouvelle émission d'obligations spéciales à très long terme. Zhang Liqun a qualifié cette mesure de cruciale pour enrayer le récent déclin des investissements globaux.

« Les réseaux d’eau, routiers, énergétiques et de télécommunications du pays nécessitent une modernisation massive pour répondre à la demande future et soutenir une croissance de haute qualité », a souligné M. Zhang. « Une fois opérationnels, ces réseaux généreront une demande substantielle dans divers secteurs. »

Outre la stimulation de la demande intérieure, des analystes ont indiqué prévoir que la Chine allait intensifier ses efforts en matière d'innovation technologique et de modernisation industrielle afin de gagner en valeur ajoutée et d'améliorer sa compétitivité globale.

Wang Qing, analyste macroéconomique en chef chez Orient Golden Credit Rating, a indiqué que les régions de niveau provincial les plus avancées au niveau économique accordaient une importance accrue au développement des industries émergentes et à la mise en place des infrastructures nécessaires aux secteurs d'avenir, tels que les technologies quantiques, la bioproduction, les interfaces cerveau-ordinateur et l'intelligence artificielle (IA).

Les régions moins développées se concentrent elles sur l'application des technologies, dont notamment la numérisation et l'écologisation, afin de transformer leurs industries traditionnelles, a noté M. Wang.

Des analystes d'UBS, une société internationale de services financiers, ont indiqué prévoir que les dépenses de recherche et développement (R&D) de la Chine devraient augmenter d'au moins 7 % par an au cours des cinq prochaines années pour atteindre 3,2 % du PIB d'ici 2030, contre 2,7 % en 2025.

« Les pôles industriels intégrés, une retombée positive des talents scientifiques et d'ingénierie, ainsi que les scénarios d'application à grande échelle, continueront de soutenir l'autonomie technologique de la Chine, même si les blocus technologiques extérieurs s'intensifient », a ajouté M. Wang.


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Source:french.china.org.cn