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La banque des données Economist et le cabinet Ernst &Young ont rendu public le 8 mai en commun le baromètre global de la confiance du capital selon lequel environ 42 % des entreprises du panel chinois pourraient s'intéresser à investir en Europe par les biais de l'acquisition ou de la fusion, soit le double du chiffre du panel global.
Le sondage a eu lieu entre février et mars de cette année sur un panel global composé de près de 1 500 hauts responsables de plus de 400 entreprises des top 500 du monde, dont 770 directeurs exécutifs et directeurs financiers exécutifs. Le panel chinois se compose de 85 entrepreneurs.
Il a été avéré que les entreprises chinoises présentent en général de meilleures performances que celles de la plupart des autres pays au niveau de la liquidité et du fonds de déroulement. Près de 70 % des entrepreneurs chinois se sont engagées à réduire leurs endettements déjà faibles au cours des douze prochains mois, et 44 % d'entre eux attachent une grande importance à la restructuration du fonds de déroulement en vue de dégager plus de liquidités.
Près de 70 % des entrepreneurs chinois croient que l'économie mondiale est en train de sortir de la crise financière, selon l'explication d'un haut responsable d'Ernst &Young Hongkong. Outre les problèmes, les entrepreneurs chinois voient plutôt les opportunités dans la crise de dette de l'euro, et présentent un intérêt particulier pour les projets favorables au perfectionnement des chaînes sectorielles en amont et en aval, comme dans les secteurs des finances et de l'exploitation minière par exemple.
Les projets des secteurs britanniques et allemands de l'énergie éolienne et de l'environnement présentent aussi de hauts intérêts pour les investisseurs chinois, de même que les projets de l'industrie lourde et de la construction automobile en Allemagne.
Ces derniers jours, des rumeurs courent sur l'acquisition de 50 % des parts de l'aéroport de Manchester par une antenne de Li Ka-shing, l'homme d'affaires le plus fortuné du monde chinois. En cas de succès, Li Ka-shing possèdera un royaume outre-mer de service public couvrant l'approvisionnement de l'électricité, de l'eau, la communication et les transports. Parmi les autres exemples, on peut encore citer l'acquisition du géant mécanique allemand Putzmeister par le groupe chinois Sanyi Industrie lourde.
Par ailleurs, le sondage a révélé que 74 % des entreprises du panel chinois et 31 % du panel global faisaient état d'une surrévaluation générale du commerce, et 78 % des entrepreneurs chinois trouvent que l'écart entre les évaluations des actifs est le plus grand obstable à l'acquisition et la fusion au cours des 12 prochains mois.
D'une part, les entreprises chinoises qui ne manquent d'argent ont envie d'investir en Europe, d'autre part, les décideurs s'attendent à une prochaine baisse de l'évaluation des actifs de la zone euro, a expliqué le responsable d'Ernst &Young Hongkong. Tant que l'écart entre les évaluations se réduit à un niveau acceptable par tous, les investisseurs chinois vont se rendre en Europe, et la plupart d'entre eux n'ont pas besoin d'avoir recours aux crédits bancaires.
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