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L'Agence de notation de crédit Dagong (ou Dagong Global Credit Rating Co. Ltd), qui s'est toujours comportée auparavant de façon discrète et modérée, a rendu publique le 11 juillet sa première notation pour les crédits de 50 pays souverains, assortie par ailleurs du « Rapport 2010 sur les risques des crédits souverains », lequel est le premier rapport prédictif professionnel sur les offres, les demandes et les risques des crédits souverains. Tout en réajustant à la baisse la note des crédits de plusieurs pays développés traditionnels, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, celle des pays à marché émergent, dont la Chine et l'Inde, a été réajustée à la hausse.
Fondé et établi en 1994 avec l'approbation de la Banque populaire de Chine (banque centrale) et de la Commission d'Etat de l'Economie et du Commerce, l'Agence Dagong est le premier institut chinois spécialisé dans la notation et l'analyse des risques des crédits pour toutes les entreprises qui émettent des obligations et, à partir de 2005, elle a commencé à toucher le domaine des risques des crédits souverains. En 1999, Dagong et l'Agence de notation américaine Moody's ont établi une alliance stratégique. Dagong Global compte au total plus de cinq cent employés et il dispose en Chine de six sièges régionaux et de trente quatre branches. En outre, il a installé deux représentations à l'étranger.
Guan Jianzhong, Président Directeur général de Dagong, a révélé que déjà vers la deuxième décade d'avril dernier, le gouvernement américain a classé la demande de Dagong d'accès au marché américain dans le processus de refus.
On apprend que le refus de la partie américaine est fondé principalement sur les deux raisons suivantes : la première, « c'est que le siège de Dagong est installé à Beijing, en Chine, qu'il n'a aucun organisme implanté aux Etats-Unis, qu'il n'a jusqu'ici donné aucune notation aux entreprises américaines et qu'il n'y a aucun citoyen américain qui s'intéresse et qui accepte ses notations. » ; et la deuxième, « c'est que US Securities and Exchange Commission n'a pu jusqu'ici déterminé le cadre juridique local qui convient à Dagong et si ce dernier respecterait la loi sur les transactions ».
Guan Jianzhong a déclaré que les documents de demandes ont été rédigés et mis au point totalement et complètement en tenant compte des lois concernées américaines et que dans le cas où l'accès aux Etats-Unis lui est refusé, comment pourrait-il alors y implanter un quelconque organisme et mener ses faires ? Ne pouvant effectuer des affaires comment pourrait-on alors savoir s'il pourrait oui ou non observer et respecter les règles de transaction américaines ? Tout cela est incompréhensible et absurde et la conclusion dont on en tire c'est que la partie américaine pratique le protectionnisme dans le domaine de la notation des crédits souverains, car la notation et l'analyse des risques des crédits consistent en fait les positions dominantes de la finance internationale et c'est pourquoi les Etats-Unis font tout assurer sa suprématie dans ce domaine.
Une personnalité du domaine de l'investissement bancaire qui se consacre depuis de longtemps à l'émission d'obligations a fait remarquer que comparaison faite avec des organismes internationaux, les nôtres ne les cèdent en rien quant à leur capacité technique et ce qu'il leur manque c'est justement la reconnaissance et l'acceptation du marché, lesquelles nécessitent de solides expériences accumulées pendant de longues années, tandis que les trois grands organismes internationaux de ce domaine sont des « vieilles maisons » séculaires. D'autre part, ces organismes internationaux disposent du puissant appui financier américain, alors que la puissance économique de la Chine est toujours loin derrière celle des Etats-Unis et encore moins d'être traitée sur le même pied d'égalité.
Un responsable de Shanghai Brillance Credit Rating & Investors Service Co., Ltd a indiqué de son côté que pour les organismes chinois de notation des risques de crédit, il existe de fait sur le plan international un assez grand écart avec les grands organismes internationaux quant au passé de notation, aux expériences de gestion, à l'accumulation de données, à l'influence exercée sur le marché, à la position tenue dans l'émission des outils de la dette, … etc.
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