| Pour ce qui est des reportages publiés ces derniers temps par des médias étrangers selon lesquels « la Banque mondiale place la Chine sur la liste des pays qui apportent le plus de restrictions aux capitaux venus de l'extérieur », un responsable du Ministère chinois du Commerce a déclaré le 15 courant qu'il ne partage pas cette idée. Puis, il a ajouté que la Chine désire connaître ses insuffisances en matière de l'environnement d'investissement et prendre exemple sur d'autres pays en s'inspirant de leurs expériences avancées et de leur pratique réussie.
L'IFC (La Société financière internationale) du Groupe de la Banque mondiale a publié récemment un rapport intitulé « Investissement transnational 2010 », dans lequel il a été donné des appréciations sur l'environnement d'investissement dans quatre domaines de quatre vingt sept pays, y compris la Chine qui a obtenu des notes plutôt basses quant à certains critères.
Liu Yajun, Directeur du Département des Capitaux étrangers du Ministère du Commerce, a dit : « Je pense que ce rapport est incomplet et imparfait ! », car n'y sont aucunement mentionnés les aspects suivants de la Chine concernant son système juridique, son environnement politique, l'espace de son marché, sa complémentarité industrielle, la qualité de sa main-d'œuvre … etc.
Selon les dernières données statistiques établies, au cours de la première moitié de cette année, il a été approuvé en Chine l'établissement de 12.400 entreprises étrangères d'investissement en dehors du secteur financier, soit une augmentation de 18,8% par rapport à la même période de l'année dernière, alors que le montant des capitaux étrangers réellement utilisés atteint 51,43 milliards de dollars US, soit une hausse de 19,6%, dont 12,51 milliards de dollars US a été réellement utilisés au mois de juin, soit une croissance de près de 40%.
Liu Yajun a indiqué en plus qu'à partir d'août 2009, l'absorption par la Chine de fonds venus de l'extérieur a augmenté continuellement durant onze mois consécutifs et que cela a mis fin pour l'essentiel à la situation défavorable générale où depuis la crise financière internationale, les investissements venus de l'étranger ont continuellement diminué et a amélioré la situation qui commence à entrer dans sa phase de relèvement général.
Ce qui doit être noté c'est que le nombre des entreprises à capitaux étrangers nouvellement établies dans les régions de l'ouest du pays s'est accru rapidement. Ce qui montre, a dit Liu Yajun, que depuis la deuxième moitié de l'année dernière, les diverses mesures politiques adoptées et appliquées par le Conseil des Affaires d'Etat en vue de soutenir le développement des régions de l'ouest ont beaucoup accru la force d'attirance de ces régions pour les capitaux étrangers.
Les médias locaux rapportent que la représentation en Chine de l'IFC insiste sur le fait que ce rapport ne vise expressément ni la Chine ni d'autres pays, car il n'a établi aucune liste de classement mondial à ce sujet.
Liu Yajun a poursuivi en faisant remarquer que d'après l'enquête menée par le Ministère chinois du Commerce, plusieurs organisations internationales estiment sans exception que la Chine est le premier choix pour l'investissement transnational ainsi que la meilleure destination pour les investissements étrangers. Il a indiqué que le gouvernement chinois a toujours prêté une oreille attentive aux propositions et aux suggestions formulées par d'autres parties, dont l'Union européenne, les Etats-Unis et le Japon, ce afin d'améliorer autant que possible son environnement d'investissement.
En répondant aux questions posées par des journalistes, Liu Yajun affirme qu'il « n'a ni vu ni entendu jusqu'ici des projets et des opérations de transfert en grande quantité de capitaux étrangers de la Chine vers les pays de l'Asie du Sud Est, car la réalité c'est que dans leur ensemble, les entreprises étrangères d'investissement préfèrent plutôt la Chine dont les infrastructures sont beaucoup plus meilleures », c'est pourquoi, a-t-il insisté, la Chine continue à être assez compétitive pour ce qui de sa capacité d'absorber les capitaux étrangers, tandis que le coût de revient est assez bas dans son ensemble.
Pour ce qui est de la perspective d'avenir de la Chine quant à sa capacité d'absorption des capitaux étrangers durant la deuxième moitié de cette année, Liu Yajun a affirmé sa confiance quant à cela en disant qu'elle « sera assez bonne », mais qu'il existe en même temps des facteurs indéterminés, tels que l'évolution de la crise de la dette en Europe, qui pourrait la gêner dans certains cas. |