| Une alliance commerciale chinoise a publié mercredi un communiqué exposant son soutien à la décision prise par la Chine de lancer une action auprès de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), pour s'opposer aux mesures anti-dumping de l'Union européenne (UE) concernant les chaussures fabriquées en Chine.
La Chine a déposé une plainte auprès de l'OMC le 4 février suite à la décision de l'UE de prolonger ses mesures antidumping sur les chaussures fabriquées en Chine.
Cette alliance, composée de plus de 100 fabricants de chaussures, fournisseurs de matériel et de machines de fabrication de chaussures, dit qu'elle participe activement au processus d'enquête de l'UE, et elle croit que les mesures de l'UE ignorent la situation économique de l'industrie mondiale de la chaussure, et portent atteinte aux intérêts à long terme de l'UE, indique le communiqué.
La décision de la Chine constitue une étape importante pour s'assurer que les intérêts commerciaux légitimes du pays soient protégés dans le cadre légal de l'OMC, a estimé la coalition.
"La remise en question de la mise en place par l'UE de taxes antidumping est justifiée. Ce n'est pas que la Chine veut affirmer sa puissance, mais simplement que la Chine, membre de l'OMC, fait son premier pas pour protéger ses intérêts commerciaux", a déclaré Wu Zhenchang, président de l'alliance et du conseil d'administration de l'entreprise Chuangxin, spécialisée dans la fabrication de chaussures et basée dans la province méridionale du Guangdong.
Selon lui, des entreprises, ainsi que des importantes organisations européennes de consommateurs et de vente au détail, ont également mis en doute les mesures de l'UE.
Suivant les procédures de règlement des différends, l'UE et la Chine ont un délai de 60 jours pour trouver une solution à leur conflit par la consultation après le dépôt de la plainte. Si les consultations n'aboutissent pas, la Chine peut réclamer qu'un comité d'expert de l'OMC enquête sur l'affaire et rende son jugement. |