| Un groupe constitué de plus de 100 fabricants chinois de chaussures et fournisseurs de matériel et de machines, a publié une déclaration mercredi 10 février à Beijing, exprimant son soutien à la décision chinoise de lancer une action devant l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre la taxation par l'UE des chaussures chinoises.
La Chine a déposé une plainte à l'OMC le 4 février, après la décision de l'UE relative à la prolongation des droits anti-dumping.
Dans sa déclaration, le groupe a dit qu'il participe activement à l'enquête de l'UE et qu'il est persuadé que la mesure de l'UE avait été adoptée au mépris de la situation économique de l'industrie mondiale de la chaussure et est préjudiciable aux intérêts à long terme de l'industrie de l'UE.
« La décision chinoise est une importante mesure prise pour assurer que les intérêts légitimes commerciaux du pays soient protégés dans le cadre légal de l'OMC ».
« Le défi lancé à travers l'OMC contre l'imposition par l'UE des droits anti-dumping est tout à fait justifié. Ce n'est pas une action en l'air, mais seulement un membre de l'OMC qui a fait son premier pas vers la protection de ses intérêts commerciaux », a dit Wu Zhengchang, chef de ce groupe et président du Conseil d'administration de la Société de fabrication de chaussures « Chuangxin » basée au Guangdong.
« Les droits anti-dumping imposés par l'UE sur les chaussures chinoises n'ont aucun sens et portent préjudice aux intérêts commerciaux de l'UE et de la Chine », a-t-il dit.
M.Wu a poursuivi, disant que certains dirigeants des milieux commerciaux d'Europe et organisations de détaillants ont contesté une telle mesure.
Selon les procédures de l'OMC concernant le règlement de différends, l'UE et la Chine ont 60 jours après le dépôt de la plainte pour trouver une solution à leur différend à travers des discussions. Si les discussions échouent, la Chine peut demander à un groupe d'experts de l'OMC de mener l'enquête et d'arrêter une décision sur le problème. |