| Le Conseil des Affaires d'Etat de Chine va donc mettre en place une taxe sur la vente de biens immobiliers en 2010. Elle concernera les ventes effectuées dans un délai inférieur à cinq ans. La décision s'explique par la forte hausse des prix de l'immobilier depuis novembre qui accentue les craintes de création d'une bulle spéculative.
La nouvelle mesure est la première réaction concrète devant les craintes de création d'une bulle spéculative incontrôlable dans le marché immobilier.
Les prix ont en effet augmenté de 5,7% dans les 70 plus grandes villes chinoises en novembre par rapport à la même période de l'année passée, contre 3,9% en octobre.
Les vendeurs de biens immobiliers devront s'acquitter d'une taxe de 5,5% si la transaction intervient dans les cinq ans, contre deux ans auparavant. Les experts accueillent favorablement la décision.
Gu Yunchang
Directeur-adjoint
Association de recherche de l'immobilier de Chine
"La taxe ne va pas réduire la demande pour les achats de biens immobiliers et ne portera pas préjudice au marché immobilier. Elle vise à décourager les transactions par les spéculateurs et la hausse rapide des prix."
Pour les villes de deuxième niveau comme Chengdu, les agents ne sont pas inquiets et disent que le marché ne subira pas les conséquences de cette nouvelle taxe.
Wu Changning
Directeur, centre des transactions sur l'immobilier de Chengdu
"Je pense que la demande sur le marché immobilier à Chengdu est réelle et forte. Le marché de l'ancien ne sera pas un marché sur le long-terme. Quelques modifications fiscales ne viendront pas modifier la tendance. "
Les experts notent que les mesures de relance, notamment la baisse du niveau des premiers versements et des taux de crédits hypothécaires, ne seront pas modifiées. Il reste néanmoins difficile de prévoir la tendance sur le marché en 2010.
Gu Yunchang
Directeur-adjoint
Association de recherche de l'immobilier de Chine
"En 2010, les prix de l'immobilier vont probablement rester stables et progresser légèrement. Au premier semestre, la croissance est très probable. Dans le second semestre, le volume des transactions va probablement baisser en raison des ajustements de politique monétaire et de l'accroissement du nombre de terrains à bâtir. 2010 devrait donc connaître une croissance stable pour le marché immobilier en général. "
Le gouvernement s'est par ailleurs engagé à accroître son soutien pour l'acquisition de logements à prix abordables dans les grandes villes par les familles à bas revenus. |