|

Le 20 novembre 2009, le prix de vente de l'électricité a augmenté de 2,8 fens (centime de yuan) par kWh dans tout le pays, sous l'autorisation du Comité national du développement et de la réforme (CNDR).
Le 17 novembre 2009, le Comité du développement et de la réforme de Beijing a annoncé sur son site internet une augmentation du prix de l'eau courante de 0,4 yuan à 5,8 yuans par m3 pour les usages hors particuliers, et prévoit une prochaine audition sur le prix de l'eau à l'usage de la population. En fait, plusieurs moyennes et grandes villes, dont Guangzhou (capitale du Guangdong), Nanjing (capitale du Jiansu), Kunming (capitale du Yunnan) et Lanzhou (capitale du Gansu), ont déjà augmenté le prix de vente de l'eau. Nombreuses sont les villes qui ont organisé des auditions sur l'élévation du prix de l'eau, et près de la moitié de ces villes prendront une décision avant la fin de l'année.
On entend par ailleurs parler de plus en plus de l'élévation du prix de vente du gaz naturel. Pourtant, Cao Changqing, directeur du Département des prix du CNDR, a rejeté il y a peu cette possibilité avant l'année prochaine. Il faudra peut-être patienter jusqu'au premier semestre de l'année prochaine pour une réforme du système du prix du gaz naturel.
Selon Ha Jiming, économiste de premier rang de la CICC (China international capital corporation), l'eau, l'électricité et le gaz naturel sont gravement sous-évalués en Chine, en comparaison avec la plupart des autres pays du monde. Les prix chinois représentent presque la moitié de ceux des principaux pays. Ceci entrave l'innovation des entreprises et porte atteinte au sens public du respect de l'environnement en raison d'un coût très faible de la pollution et de la consommation énergétique. En contrepartie, le pays offre une « allocation chinoise » aux pays importateurs de produits fabriqués en Chine. « Il est donc nécessaire de réviser les prix des ressources énergétiques pour le développement soutenu de l'économie chinoise », a conclu M. Ha.
« L'élévation du prix des ressources énergétiques pourra effectivement tirer vers le haut l'IPC (indice des prix à la consommation). Cependant, comme les prix des marchandises restent actuellement à un niveau relativement bas, la révision des prix des ressources énergétiques sera favorable à la mise sur pied d'un mécanisme de prix basé sur le marché », a indiqué Lu Zhengwei, économiste de premier rang à la Société générale. « Outre le prix de l'essence qui varie en fonction du marché international, ceux du gaz naturel et de l'eau sont sous-évalués. Comme la Chine est un pays qui manque d'eau, la révision actuelle du prix est donc de nature bénigne. » |