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Au terme d'une session de formation
de cinq jours sur le leadership et la gestion des conflits pour les
acteurs électoraux organisé à Bujumbura, le président de la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Burundi,
Pierre Claver Ndayicariye, a indiqué vendredi qu'il va encore
organiser une autre session pour apprendre à faire des élections
une fête et non un drame.
"Nous aurons l'occasion d'organiser
une session de formation pour partager sur les défis et les enjeux
des organisations pour que nous apprenions à faire des élections,
comme le disait l'Abbé Apollinaire Malu Malu de la RDC, une fête et
non un drame", a souligné P.C. Ndayicariye.
Il a expliqué que cette fête se
justifie et est animée par les électeurs qui donnent le pouvoir et
non pas par l'Institution qu' il dirige, les électeurs qui votent
et qui choisissent le programme de tel ou tel autre candidat.
"Il faut donc accepter que les
élections soient une fête animée par et grâce aux électeurs, au
peuple souverain", a-t-il martelé.
Cette session de formation a touché
deux thématiques à savoir le leadership et la gestion des
conflits.
Il a été convenu qu'un leadership
dans un processus électoral a besoin d'écouter, de consulter et
surtout qu'il doit éviter de paniquer parce qu'a dit
P.C.Ndayicariye, "il n'y a pas de conflit sans solution lorsque les
gestionnaires des élections acceptent d' écouter les différents
partenaires électoraux".
Les participants à cette formation
ont appris des facilitateurs internationaux qu'il y a des
expériences réussies en matière électorale et d'autres qui sont
ratées et que c'est cet ensemble qui doit alerter la CENI
burundaise et même celle des autres pays de la région pour éviter
le drame.
Cette formation a été organisée
avec l'appui institutionnel de l'Ecole de Formation Electorale en
Afrique Centrale (EFEAC) et a été animée par des professeurs
expérimentés en provenance de l' Europe, du Canada et de
l'Afrique.
Le Burundi se prépare aux élections
de 2015 et tous les acteurs politiques au niveau national
s'efforcent, avec l'appui des partenaires du Burundi, de tout faire
pour les conduire à bon port, et ainsi éviter le drame ou le fiasco
où certains acteurs peuvent se retirer en plein processus ou
refuser les résultats des urnes comme il en a été le cas en 2010.
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