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Le capitaine Pansau Intchama,
présumé cerveau de l'attaque de la caserne des para-commandos de
Bra (Bissau) le 21 octobre dernier, a accusé, au cours de son
procès ouvert depuis mardi, les autorités gambiennes de complicité
avec d'éminentes figures politiques bissau-guinéennes et de
participation dans cette tentative de coup d'état.
Parmi les leaders politiques de
Bissau, il a notamment cité Yancuba Ndiaye, leader du parti
travailliste et du front anti- putsch, Oscar Barboza, ex-ministre
des ressources naturelles, Marciano Silva Barbeiro, ex-ministre de
l'éducation, Fodé Cassamá, ex-secrétaire d'Etat aux anciens
combattants et l'avocat Silvestre Alves, leader du Mouvement
Démocratique bissau-guinéen.
Le capitaine Pansau Ntchama et 16
autres prévenus sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat et
sont tenus pour responsable de la mort des six personnes tuées au
cours de l'attaque.
Il a nié un certain nombre de
charges retenues contre lui, notamment le fait d'être le cerveau de
cette attaque, accusant l' ex-chef d'état-major des armées,
l'amiral José Zamora Induta, avec qui il entretenait des relations
privilégiées, de l'y avoir obligé. Fin
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