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Environ 1,8 million d'enfants de
moins de 5 ans du Burundi vont bénéficier à partir de 2013 d'un
vaccin contre les maladies diarrhéiques, a annoncé jeudi à
Bujumbura, Boniface Maronko, directeur du Programme Elargi de
Vaccination (PEV) du Burundi.
"C'est une avancée significative en
faveur de la santé infantile", car les maladies diarrhéiques sont
classées au Burundi parmi les maladies qui causent beaucoup de
décès au sein de ces enfants situés dans cette tranche d'âge,
a-t-il affirmé à Xinhua.
Le PEV du Burundi envisage
également d'introduire à partir de 2015 le vaccin contre le cancer
du col de l'utérus pour les jeunes filles en l'âge de procréer, a
encore annoncé Dr Maronko.
Ce programme compte dépenser pour
l'année en cours 43 milliards de francs burundais (27 millions USD)
dont 40 milliards FBU réservés pour l'achat des vaccins destinés à
combattre une dizaine des maladies hostiles à la santé de ces
enfants de moins de 5 ans, a-t-il révélé.
Le gros de ce montant est une
contribution des partenaires extérieurs, la part de l'Etat
burundais revient à 710 millions FBU, a-t-il précisé.
Le Burundi est classé parmi les
pays de l' Afrique centrale dont le taux vaccinal est élevé (plus
de 90%).
De ce fait, certaines maladies
concernées par ces vaccins, telles que la tuberculose, la
poliomyélite, la dyphterie, coqueluche, le tétanos maternel et
néonatal, la méningite bactérienne et les hépatites B sont presque
éradiquées, a-t-il noté.
Néanmoins, certains défis
persistent, a déploré le directeur du PEV. Il s'agit notamment des
rumeurs disant à tort que les vaccins peuvent inhiber le pouvoir de
procréer. Le PEV est également confronté au manque des camions
frigorifiques destinés à transporter ces vaccins vers différents
centres de santé du Burundi.
Des ruptures des stocks de pétrole,
qui alimente les frigos de ces établissements sanitaires, peuvent
aussi subvenir à cause de la lourdeur des marchés publics du
Burundi, a-t-il signalé. Fin
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