| Le Forum économique mondial de Davos a démarré sa première journée de discussions mercredi avec l'accent sur comment améliorer la régulation du secteur financier pour éviter des crises futures et si l'économie mondiale pourrait retrouver la viabilité.
S'il y a un large consensus autour du fait que le système financier mondial a besoin d'être mieux régulé, les participants au forum divergent par contre sur les types de changement qui devraient être faits, avec certains qui préviennent particuliè rement contre l'excès de la régulation.
"Nous sommes en danger d'attaquer les problèmes les plus visibles au lieu de faire ce qu'il nous faut faire", a indiqué Raghuram Rajam, un expert de l'University of Chicago School of Business.
"Nous pourrions surréguler et aller trop loin en taillant trop au couteau (le système)", a indiqué Rajan au cours d'une session baptisée "New Normal" de la Croissance mondiale.
"Nous avons besoin d'une bonne régulation, une meilleure ré gulation mais pas trop de régulation", a indiqué Lord Levene, pré sident de la banque britannique Lloyd dans un autre débat.
Entre temps, certaines personnes ont été contre le plan de l'administration Obama de fragmenter les banques qui sont "trop grosses pour s'écrouler", pendant que d'autres soutenaient l'initiative.
Les nouvelles réformes financières et régulations proposées par l'administration Obama "vont dans la bonne direction", a indiqué Nouriel Roubini, président de Roubini Global Economics Monitor, aux Etats-Unis.
"Les institutions financières qui sont trop grandes pour s'écrouler devraient être fragmentées", a-t-il déclaré.
Il a indiqué que les économies émergentes feraient mieux que celles avancées. Mais le modèle de croissance basée sur l'exportation dans les économies émergentes comme la Chine est actuellement remis en cause par le fait que les pays comme les Etats-Unis importent moins.
Le PIB de la Chine dépassera celui du Japon en 2010, a noté Heizo Takenaka, directeur de l'Institut de recherche sur la sé curité mondiale à l'Université de Keio au Japon.
Dennis Nally, président de la PricewaterhouseCoopers (PwC), a insisté que la coopération mondiale était très importante pour la résolution des problèmes économiques actuels.
"Si nous ne nous efforçons pas pour une solution mondiale, nous reculerons au lieu d'avancer", a-t-il déclaré.
Mais d'autres ont souligné que la coordination multilatérale des réformes financières et le rééquilibrage de l'économie mondiale seront difficiles à réaliser.
"Obtenir des solutions nationales est suffisamment difficile; obtenir des solutions multinationales est quasi impossible", a indiqué David Rubenstein, directeur général de Carlyle Group aux Etats-Unis.
Plus de 2.500 leaders issus de 90 pays, des représentants gouvernementaux, d'entreprises, et de la société civile, des chercheurs et les médias prennent par à la rencontre annuelle de cinq jours.
|