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La crise financière figurera à la tête de l'ordre du jour du prochain sommet du G8 (INTERVIEW)

La crise financière mondiale doit figurer à la tête de l'ordre du jour du prochain sommet du G8, étant donné qu'elle a menacé directement la survie politique des dirigeants dans certains Etats industrialisés, a indiqué un expert dans un entretien avec Xinhua.

"Je pense que la crise financière sera de nouveau un sujet le plus important, à l'instar du changement climatique et de l'Iran -- à moins que la situation se stabilise alors", a prédit Uri Dadush, directeur du programme économique à la Fondation Carnegie pour la paix internationale (Carnegie Endowment for International Peace).

"La crise financière, accompagnée d'une montée rapide du taux de chômage, menance diretement la survie politique de tous les dirigeants du G8, et il s'agit d'un domaine où la coordination internationale est importante, et il en est nécessaire maintenant", a souligné M. Dadush.

Le G8 regroupe les huit économies considérées comme les plus puissantes du monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie). Sa prochaine rencontre de chefs d'Etat et de gouvernement doit se tenir du 8 au 10 juillet à L'Aquila, en Italie.

Le sommet du G8 "est très important dans les affaires internationales du fait du poids lourd économique et militaire de ses Etats membres", a observé M. Dadush, ajoutant que sa limite consiste à "son manque de représentation et de légitimité, ainsi qu'à son absence de toute capacité sérieuse de mettre en oeuvre et d'exécuter ses décisions".

Les huit pays industrialisés représentent environ 65% du produit mondial brut, et plus de 70% des dépenses militaires mondiales, mais seulement 14% de la population mondiale.

"A mon avis, il n'a pas équilibré de manière adéquate les intérêts des économies développés et les pays en développement", a souligné M. Dadush, en proposant d'élargir le G8 au moins à la Chine, à l'Inde et au Brésil.

S'agissant de la réforme du G8, M. Dadush a avancé trois propositions :

Premièrement, les Etats-Unis doivent relever leur taux d'épargne, et trouver des moyens pour remettre en ordre son secteur financier qui est déjà hors du contrôle;

Deuxièmment, les Etats européens doivent avoir une voix unique sur les affaires internationales;

Troisièmement, la Russie doit créer des institutions légitimes pour consolider ses réformes d'économie de marché.

Comparant le G8 avec le G20, M. Dadush a indiqué que le dernier est beaucoup plus approprié dans la lutte contre le changement climatique et la crise financière que le premier, du fait qu'il "est de loin plus representatif des différents acteurs influents sur ces questions-là".

Le G20 inclut les pays du G8, plus onze de pays émergents (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique et Turquie), ainsi que l'Union européenne.

"Mais le G20 est un peu trop grand pour la prise de décisions à long terme", a observé M. Dadush, l'économiste français qui avait servi dans la Banque mondiale avant de rejoindre la Fondation Carnegie.

"Donc, pour le moment, les deux peuvent co-exister. Au fil du temps, nous devons nous réunir en un groupe différent, celui qui est à la fois plus représentatif et plus efficace. C'est pas facile d'en trouver un, et il faudra un certain temps", a souligné M. Dadush.

Agence de presse Xinhua     2009/06/26

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