L'Iran avertit que si les Etats-Unis ou les pays de la région commettent la moindre erreur, ils seront la cible de frappes "douloureuses"
Le principal commandement militaire iranien, le quartier général central Khatam al-Anbiya, a averti dimanche que si les Etats-Unis et certains pays du Moyen-Orient commettaient la moindre erreur, ils seraient la cible de frappes "douloureuses".
Dans un communiqué relayé par les médias iraniens, le quartier général a déclaré disposer de renseignements indiquant que Washington avait décidé, lors d'une récente réunion en Europe, de reprendre ses actions contre Téhéran avec le soutien de certains pays de la région.
Il a averti que si les Etats-Unis commettaient la moindre erreur à l'encontre de l'Iran, toutes leurs bases et tous leurs intérêts dans la région seraient la cible de "frappes continues, efficaces et douloureuses, sans aucune limitation ni réserve".
Le quartier général a également averti que si les Etats de la région poursuivaient ce qu'il a qualifié de politique de "deux poids, deux mesures" envers l'Iran et s'alignaient sur "l'agression" américaine, ils ne pourraient "plus s'attendre à la retenue ou à l'indulgence des puissantes forces armées iraniennes".
Cet avertissement fait suite à une réunion qui aurait eu lieu en Allemagne entre de hauts responsables militaires des Etats-Unis, d'Israël et de plusieurs Etats arabes, dont l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït, le Qatar, la Jordanie et l'Egypte, afin de discuter de la guerre avec l'Iran et des tensions régionales.
Citant deux responsables israéliens, le média américain Axios a rapporté mardi que le chef du commandement central des Etats-Unis, Brad Cooper, qui avait convoqué la réunion, avait rassuré le groupe en affirmant que "l'armée américaine ne se retirerait pas de la région malgré les attaques iraniennes contre des bases américaines", et les avait informés des projets visant à accroître le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assuré dimanche également qu'il n'y aurait aucune chance de revenir à l'état antérieur des négociations sur la fin de la guerre dans la région ou la réouverture du détroit d'Ormuz, à moins que Washington ne remplisse les conditions de Téhéran, ne reconnaisse les droits "légitimes" de la nation iranienne et ne s'acquitte de ses obligations.
M. Ghalibaf a précisé que les conditions de Téhéran avaient été transmises à Washington par l'intermédiaire de médiateurs.
Le 18 juin, les Etats-Unis et l'Iran avaient signé un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts, y compris au Liban. En vertu de ce protocole d'accord, les deux parties devaient mener des négociations dans un délai de 60 jours, délai qui a expiré le 17 août, afin de parvenir à un accord définitif, mais l'issue de ces pourparlers reste incertaine compte tenu des récentes escalades.
A la suite des frappes américano-israéliennes, Téhéran a restreint le passage dans le détroit d'Ormuz, tandis que les forces américaines ont imposé un blocus naval aux navires faisant route vers ou en provenance des ports iraniens.








