RDC : plus de 300 personnes tuées en juin et juillet dans les zones sous contrôle du M23 (gouvernement)
Plus de 300 personnes ont été tuées lors d'exécutions sommaires, de massacres et de bombardements en juin et juillet dans des zones sous contrôle de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), a annoncé lundi le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon un communiqué publié par le ministère de la Communication et des Médias, des centaines de cas de viol, plus de 300 cas de torture, dont certains visant des élèves, ainsi que des centaines d'enlèvements et de recrutements forcés ont également été recensés au cours de cette période.
Le gouvernement a condamné ce qu'il qualifie de crimes et de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire commis contre les populations civiles dans les territoires contrôlés par le M23. Il estime que ces actes présumés portent atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la RDC et compromettent les efforts de paix en cours, notamment le processus de Doha.
Ces nouvelles accusations interviennent deux jours après l'annonce de progrès dans les pourparlers entre le gouvernement congolais et le M23. Dans une déclaration conjointe publiée samedi, les deux parties ont indiqué être parvenues à un accord sur une feuille de route fixant les différentes étapes et le calendrier des négociations prévues dans le cadre de l'accord de Doha.
Elles sont également convenues de mettre en place un mécanisme chargé d'évaluer les progrès réalisés et de traiter les difficultés liées à la mise en œuvre de leurs engagements, tout en saluant les avancées dans l'opérationnalisation du mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu.
Depuis janvier 2025, le M23 a intensifié ses offensives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC, prenant le contrôle de plusieurs villes importantes.
Sous la médiation du Qatar, le gouvernement congolais et le M23 ont signé en juillet 2025 à Doha une déclaration de principes, puis en novembre de la même année un accord-cadre visant à poursuivre les négociations en vue d'un règlement global du conflit.








