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RDC/Ebola : plus de 5.500 cas, l'OMS évoque un "moment décisif"

Par : 牛蕾 |  Mots clés : RDC, Ebola
French.china.org.cn | Mis à jour le 24-08-2026
Agence de presse Xinhua | 24. 08. 2026

Le nombre de cas confirmés d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé les 5.500, avec plus de 2.600 décès, selon les dernières données gouvernementales publiées lundi, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l'épidémie est arrivée à un "moment décisif", plus de 100 jours après sa déclaration.

Le dernier bilan officiel, arrêté à samedi, fait état de 5.514 cas confirmés et 2.642 décès, soit un taux de létalité de 47,9%. Au total, 1.200 patients ont guéri.

L'épidémie touche désormais 57 zones de santé dans six provinces, à savoir l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé et la Tshopo.

L'OMS a indiqué lundi qu'il s'agissait désormais de l'épidémie d'Ebola connaissant la progression la plus rapide jamais enregistrée en RDC, avertissant que la transmission du virus continuait de devancer les efforts de lutte.

"Cette épidémie est arrivée à un moment décisif", a indiqué dans un communiqué Mohamed Janabi, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique. "Les choix que nous faisons maintenant détermineront la rapidité avec laquelle nous pourrons maîtriser l'épidémie, protéger les populations et sauver des vies".

L'Ituri demeure l'épicentre de l'épidémie et concentre environ 85% des cas et 79% des décès, selon l'OMS.

Les décès survenant en dehors des centres de traitement d'Ebola restent particulièrement préoccupants. Selon l'OMS, environ 60% des décès enregistrés ces dernières semaines sont survenus au sein des communautés, ce qui témoigne de difficultés persistantes en matière de détection précoce, d'orientation des malades et d'accès aux soins.

L'insécurité, les conflits récurrents, les déplacements de population, les attaques contre les structures sanitaires, les réticences communautaires et les difficultés d'accès continuent également d'entraver la riposte, en particulier dans l'est du pays, a indiqué l'agence onusienne.

"Nous pouvons maîtriser cette épidémie d'Ebola, mais seulement en intensifiant la riposte dans les communautés touchées", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelant à une mobilisation durable des ressources et à une coopération renforcée entre les autorités, les communautés et les partenaires internationaux.

Les capacités de riposte ont néanmoins été considérablement renforcées depuis le début de l'épidémie. Le nombre de laboratoires en mesure de réaliser des tests Ebola est passé de un à 19, avec une capacité de plus de 3.000 échantillons par jour, tandis que la capacité de prise en charge est passée de moins de dix lits à plus de 1.300, selon l'OMS.

Des essais cliniques de traitements potentiels ainsi que des évaluations de vaccins candidats sont par ailleurs en cours. L'OMS a également annoncé le déploiement du premier test de diagnostic moléculaire inscrit sur sa liste d'utilisation d'urgence pour la maladie à virus Bundibugyo.

L'agence a averti que les prochains mois seraient déterminants pour combler les lacunes persistantes de la riposte et ralentir la transmission, soulignant qu'une cessation des combats dans les zones touchées était également essentielle pour permettre aux équipes sanitaires d'accéder aux communautés.

L'épidémie actuelle, déclarée le 15 mai par les autorités congolaises, est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola.

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Source: Agence de presse Xinhua
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