Le gouvernement centrafricain suspend les activités minières sur un site après un éboulement meurtrier
Le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, a officiellement suspendu les activités minières de la société Douaouzou Fils à la suite d'un éboulement survenu mardi dernier à Zamboye (Zamboï), ayant fait plusieurs morts et blessés dans l'ouest de la République centrafricaine (RCA).
Dans un arrêté ministériel signé vendredi et rendu public samedi, le ministre a ordonné la suspension des activités aurifères de cette société, implantée dans la commune de Bondiba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.
Selon l'arrêté, cette décision est motivée notamment par le non-respect des normes d'exploitation minière, l'inobservation des directives administratives, en violation de l'article 243 du Code minier de la RCA, ainsi que l'introduction illégale de ressortissants étrangers dans la zone minière, en violation de l'article 284 du décret d'application du Code minier.
La société concernée ne pourra reprendre ses activités qu'après avoir satisfait à l'ensemble des conditions exigées par les lois et règlements en vigueur, précise l'arrêté ministériel.
Plus d'une centaine de mineurs ont trouvé la mort mardi à la suite de l'effondrement d'une mine d'or dans un village situé à la frontière entre le Cameroun et la RCA, ont indiqué les autorités camerounaises et les médias locaux. Le bilan officiel provisoire communiqué jeudi par le gouvernement centrafricain est toutefois de 49 morts.








