Le MAE iranien met en garde le Royaume-Uni contre toute coopération militaire avec les Etats-Unis en vue de mener des frappes contre l'Iran
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi a mis en garde le Royaume-Uni contre toute coopération militaire avec les Etats-Unis en vue de mener des frappes contre l'Iran.
M. Araghtchi a tenu ces propos vendredi lors d'un entretien téléphonique avec son homologue britannique Ed Miliband, soulignant que toute coopération avec des "agresseurs", y compris sous le prétexte d'accords de défense existants, serait "inacceptable", selon un communiqué publié samedi par le ministère iranien des Affaires étrangères.
M. Araghtchi a critiqué ce qu'il a qualifié de politiques "injustifiées et inappropriées" du gouvernement britannique à l'égard de l'Iran, citant la récente désignation par Londres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran comme une menace pour la sécurité nationale, ainsi que sa "complicité" dans deux guerres imposées par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran ces derniers mois. Il a appelé le Royaume-Uni à reconsidérer son approche vis-à-vis de Téhéran.
Il a affirmé qu'en vertu du droit international et de la Convention sur la définition de l'agression, permettre que le territoire et les installations d'un pays soient utilisés pour mener des attaques illégales contre un autre Etat constitue un acte d'agression et confère au pays attaqué le droit de légitime défense.
M. Araghtchi a rappelé que l'Iran s'était engagé de bonne foi dans un processus diplomatique avec les Etats-Unis et avait signé en juin un protocole d'accord avec Washington visant à mettre fin au conflit, mais que Washington n'avait pas honoré ses engagements.
Il a également souligné les efforts déployés par l'Iran pour mettre en place des mécanismes opérationnels avec Oman afin de gérer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, avertissant que toute ingérence d'une tierce partie ne ferait que compliquer davantage la situation.
Pour sa part, M. Miliband a noté que son pays n'est pas impliqué dans la guerre contre l'Iran et a assuré que la diplomatie constitue la voie à suivre pour résoudre les différends.
Le mois dernier, le Premier ministre britannique Andy Burnham avait approuvé le maintien de l'utilisation par les Etats-Unis des bases militaires britanniques pour des opérations liées à l'Iran, s'inscrivant ainsi dans la continuité de la politique mise en place par son prédécesseur.








