Détroit d'Ormuz : Oman s'oppose à l'imposition de frais de transit et soutient les arrangements volontaires
Oman n'est pas favorable à l'imposition de frais de transit pour les navires traversant le détroit d'Ormuz, mais le pays est ouvert à l'exploration d'arrangements volontaires liés aux services de soutien à la navigation, a déclaré jeudi un représentant omanais.
S'exprimant lors de la 137e session du Conseil de l'Organisation maritime internationale (OMI), le représentant a réaffirmé l'engagement d'Oman à respecter le principe de passage en transit en vertu du droit international.
Il a tenu ces propos après que les médias américains, citant des sources proches du dossier, ont rapporté qu'Oman avait récemment soumis une proposition aux Etats-Unis et à d'autres pays occidentaux. Dans le cadre de cette proposition, les compagnies de transport maritime paieraient volontairement des frais de service pour l'utilisation du détroit d'Ormuz, au lieu d'être soumis à un péage de transit à caractère obligatoire.
La proposition aurait été élaborée en partie sur le modèle des arrangements de contribution volontaire en vigueur dans les détroits de Malacca et de Singapour.
Le représentant omanais a ajouté que son pays continuerait de travailler en étroite collaboration avec l'OMI, ses Etats membres et d'autres partenaires afin de préserver la sécurité et l'ouverture des voies maritimes, de protéger la vie en mer, et de renforcer la résilience et la viabilité des chaînes d'approvisionnement maritimes mondiales et du commerce international.
La 137e session du Conseil de l'OMI se tient à Londres du 6 au 10 juillet.
Au cours de cette réunion, les Emirats arabes unis et plusieurs autres pays ont soumis une proposition condamnant le péage de transit qui serait imposé par l'Iran aux navires traversant le détroit d'Ormuz.
En réponse, l'Iran a soumis une autre proposition affirmant qu'il avait maintenu ses consultations avec Oman au sujet des arrangements de gestion et des mesures de coordination pour l'administration de la voie maritime, en accord avec le droit international et les réglementations nationales applicables. L'Iran a ajouté que ces consultations se poursuivaient.








