RDC/Ebola : le bilan s'élève à 447 décès tandis qu'un essai clinique de traitements potentiels contre la souche Bundibugyo est lancé
La République démocratique du Congo (RDC) a indiqué jeudi avoir enregistré 1.460 cas confirmés d'Ebola, dont 447 décès, alors qu'un essai clinique a commencé à recruter des patients afin d'évaluer de potentiels traitements contre la maladie causée par la souche Bundibugyo du virus.
Selon les dernières données publiées par le gouvernement congolais, le taux de létalité global s'établit à 30,6%. Au total, 595 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 213 personnes ont été déclarées guéries. Le taux de suivi des contacts dans les trois provinces touchées s'établit à 82,7%.
Le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, a averti jeudi que l'épidémie en cours restait "très sérieuse". Il s'exprimait à Kinshasa lors d'une visite du président congolais Félix Tshisekedi et de son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa à l'Institut national de recherche biomédicale.
Comparée aux précédentes épidémies d'Ebola en RDC et en Afrique de l'Ouest au même stade, l'épidémie actuelle a enregistré une progression particulièrement rapide du nombre de cas et de décès, a indiqué M. Kaseya. "L'objectif est de contenir cette épidémie là où elle se trouve aujourd'hui", a-t-il dit. "Nous ne voulons pas que cette épidémie dure deux ans, comme ce fut le cas en Afrique de l'Ouest."
Le ministre congolais de la Santé publique, Samuel-Roger Kamba, a appelé à accélérer les essais cliniques sur les anticorps monoclonaux ainsi que le développement de vaccins efficaces contre la souche Bundibugyo, pour lequel aucun traitement homologué n'existe actuellement.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé jeudi qu'un essai clinique a commencé à recruter des patients en RDC afin d'évaluer de potentiels traitements contre la souche Bundibugyo.
Selon l'OMS, l'essai évaluera l'anticorps monoclonal MBP134 et l'antiviral remdesivir, utilisés seuls ou en combinaison, afin de déterminer s'ils peuvent améliorer la survie des patients.








