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RDC/Ebola : 1.333 cas confirmés, les agences mettent en garde contre les retombées socioéconomiques

Par : 张智超 |  Mots clés : RDC, Ebola,économie
French.china.org.cn | Mis à jour le 01-07-2026
Agence de presse Xinhua | 01. 07. 2026

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a atteint 1.333 cas confirmés, dont 399 décès, alors que les agences sanitaires et de développement avertissent que la flambée continue de progresser à un rythme supérieur aux capacités actuelles de riposte et pourrait entraîner de lourdes conséquences socioéconomiques.

Selon les dernières données publiées mardi par le gouvernement congolais, 609 patients sont en isolement ou hospitalisés, tandis que 189 personnes ont guéri. Le taux de suivi des contacts dans les trois provinces touchées a atteint 82,7%.

L'épidémie, causée par le virus Bundibugyo, reste "active" en RDC, avec une transmission persistante dans plusieurs zones à forte intensité, selon le dernier rapport de situation externe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mardi. L'OMS a indiqué que des progrès opérationnels importants avaient été réalisés, notamment l'amélioration du suivi des contacts, l'extension des capacités de laboratoire décentralisées, l'augmentation des capacités de prise en charge et le renforcement de la coordination transfrontalière.

L'organisation a toutefois averti que "le niveau global de la riposte demeurait insuffisant pour interrompre rapidement la transmission", citant notamment la poursuite de l'augmentation des cas et des décès, la quasi-saturation des structures de prise en charge et une préparation encore insuffisante des établissements de santé en matière de prévention et de contrôle des infections.

L'OMS a également élaboré sur le cas importé en France chez un médecin de retour de la zone touchée en RDC. Au moment du rapport, le patient était "cliniquement stable".

Au-delà de l'urgence sanitaire, l'épidémie suscite aussi des inquiétudes croissantes sur le plan économique et social. Une nouvelle évaluation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avertit mardi que la crise liée à Ebola pourrait faire basculer 985.000 personnes supplémentaires dans la pauvreté en RDC, les femmes étant touchées de manière disproportionnée par ses répercussions économiques et sanitaires.

Selon cette évaluation, la crise risque aussi de supprimer des dizaines de milliers d'emplois, de perturber les services d'éducation et de santé, et de coûter jusqu'à 3,6 milliards de dollars aux économies africaines si les chocs régionaux et mondiaux s'intensifient. Même dans un scénario de base où le virus serait contenu en RDC et en Ouganda, la RDC pourrait subir des pertes de PIB réel supérieures à un milliard de dollars et perdre 55.000 emplois.

Parallèlement, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a appelé mardi à un financement urgent pour soutenir les essais cliniques de traitements candidats contre la maladie à virus Ebola Bundibugyo. L'institution a indiqué que des essais évaluant des traitements candidats devaient être lancés cette semaine à Bunia, chef-lieu de la province congolaise de l'Ituri, épicentre de l'épidémie, marquant une étape importante dans la riposte à une souche pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué.

Le CDC Afrique a précisé que le financement des essais vaccinaux était en grande partie assuré, mais qu'un déficit persistait pour les essais thérapeutiques. Selon l'agence, dix millions de dollars ont été mobilisés pour ces essais, et des financements supplémentaires sont nécessaires sans délai, dont 16 millions de dollars pour une étude de prophylaxie post-exposition auprès des contacts exposés, et deux à trois millions de dollars supplémentaires pour renforcer le traçage des contacts indispensable à l'essai.

"Nous avons la science. Nous avons maintenant besoin du financement pour l'utiliser. Les essais cliniques doivent commencer cette semaine, et chaque jour de retard coûte des vies que nous pourrions sauver", a déclaré le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, dans un communiqué publié mardi.

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Source: Agence de presse Xinhua
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