La délégation iranienne quitte les pourparlers en Suisse après les nouvelles menaces de Donald Trump, selon la presse
La délégation iranienne a quitté les pourparlers organisés avec les Etats-Unis en Suisse dimanche en signe de protestation contre la menace du président américain Donald Trump de lancer de nouvelles frappes contre l'Iran, a rapporté l'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim.
Selon une source proche de la délégation, citée par Tasnim, "les négociations se sont arrêtées il y a quelques minutes".
En parallèle, la chaîne de télévision nationale iranienne Press TV a cité une source indiquant que la délégation s'était plainte directement à la partie américaine, et "évaluait la situation pour apporter une réponse appropriée" aux menaces de M. Trump.
Plus tôt dans la journée, M. Trump avait écrit sur Truth Social : "L'Iran doit immédiatement mettre fin aux agissements de ses MANDATAIRES grassement payés au Liban. Sinon, nous frapperons à nouveau l'Iran très durement, comme la semaine dernière, mais encore plus fort !".
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du parlement iranien et chef de la délégation de négociation, a écarté avec dédain la menace du président américain, affirmant que les forces armées iraniennes étaient prêtes à riposter.
"Ils feraient mieux de peser leurs mots... Quoi qu'ils racontent, c'est nous qui agissons", a-t-il déclaré.
Les pourparlers organisés en Suisse portaient sur la mise en œuvre du paragraphe 13 du protocole d'accord irano-américain récemment signé. Ce paragraphe fixe les conditions requises pour ouvrir des négociations en vue d'un accord final, dont notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, la levée du blocus naval américain, la réouverture du détroit d'Ormuz, l'octroi de dérogations pour les exportations de pétrole iranien et le déblocage des avoirs iraniens gelés, a rapporté dimanche l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars, citant Hossein Ghorbanzadeh, un membre de la délégation.
D'autres dispositions du protocole ne seront pas mises en œuvre tant que la guerre au Liban ne sera pas terminée, a précisé M. Ghorbanzadeh.
Un projet d'exemption temporaire des sanctions sur les exportations iraniennes de pétrole et de produits dérivés a été finalisé et entrera bientôt en vigueur, a-t-il ajouté.








