La Côte d'Ivoire et le Ghana ouvrent leur Initiative cacao à l'ensemble des pays africains
Réunis mardi à Abidjan dans le cadre d'un sommet de haut niveau consacré à l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana, le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama ont décidé d'élargir cette plateforme à d'autres pays africains producteurs de cacao afin de consolider la position du continent sur le marché mondial.
Selon le communiqué final de la rencontre, les deux pays ont convenu d'ouvrir l'Initiative à l'ensemble des producteurs africains en vue d'approfondir la coopération régionale, de renforcer le poids collectif du continent dans les négociations internationales et de mieux coordonner les réponses aux défis auxquels fait face l'économie cacaoyère.
Créée en mars 2018 à Abidjan, l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana (ICCIG) constitue un cadre de concertation bilatérale destiné à harmoniser les stratégies des deux principaux producteurs mondiaux de cacao et à améliorer les revenus des planteurs grâce à une action coordonnée sur les marchés internationaux.
A eux seuls, la Côte d'Ivoire et le Ghana assurent environ 60% de la production mondiale de cacao, tandis que l'Afrique fournit plus de 70% de l'offre mondiale.
Lors du sommet, les deux chefs d'Etat ont réaffirmé leur engagement en faveur d'une économie cacaoyère durable reposant sur une meilleure rémunération des producteurs. Ils ont souligné la nécessité de garantir aux planteurs un revenu juste et décent et sont convenus d'harmoniser davantage leurs politiques de fixation des prix bord champ.
Les deux pays entendent également renforcer les mécanismes de commercialisation à travers une meilleure coordination de leurs structures de vente, un alignement des primes versées aux producteurs et une synchronisation accrue des campagnes cacaoyères.
Le cacao demeure un pilier économique majeur pour la Côte d'Ivoire et le Ghana. La filière assure les moyens de subsistance de plusieurs millions de personnes et contribue de manière significative à l'emploi, aux recettes d'exportation et au financement des politiques nationales de développement.








