Manifestation anti-G7 à Genève à la veille du sommet d'Evian
Une grande manifestation contre le sommet du G7, qui aura lieu de lundi à mercredi à Evian, en France, s'est déroulée dimanche après-midi à Genève, en Suisse, a-t-on constaté sur place.
Les manifestants se sont réunis à l'appel de la coalition No G7, qui rassemble une soixantaine d'organisations, et la police a évoqué une participation d'au moins 20.000 personnes, selon des médias suisses.
Sur les pancartes brandies par les manifestants suivant un parcours autorisé sur la rive droite du lac Léman, on pouvait lire des slogans tels que "G7=no future" et "No to G7".
La manifestation s'est déroulée dans un climat globalement pacifique et ordonné jusqu'à ce que des explosions se fassent entendre et que de la fumée noire soit aperçue. Une voiture Tesla a été vue en feu.
La police a fait usage de gaz lacrymogène en réaction à des jets de projectiles en direction des forces de l'ordre.
La police cantonale genevoise a en outre annoncé avoir saisi des objets dangereux ainsi que différents objets de camouflage, dont des couteaux, des haches, des bonbonnes de gaz et des pétards, aux abords du parcours de la manifestation.
Par ailleurs, la manifestation a perturbé les transports publics à Genève : plusieurs lignes de trolleybus ont été suspendues à partir de midi, le réseau de tramway a été largement réorganisé et certains itinéraires de bus ont également été modifiés, selon les autorités.
Le prochain sommet du G7 réunira les dirigeants du Royaume-Uni, du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon et des Etats-Unis, ainsi que de l'Union européenne (UE) afin de discuter des réponses à un environnement international que la France décrit comme de plus en plus instable.
Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian, à moins de 50 km de Genève. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.
Avant le sommet du G7, les autorités suisses ont annoncé le déploiement de quelque 4.000 militaires et la fermeture de la plupart des postes-frontières genevois avec la France.








