La France lance un appel d'offres géant pour près de 10 GW d'éolien en mer
Le gouvernement français a annoncé jeudi le lancement d'un appel d'offres géant, baptisé "AO10", pour attribuer près de dix gigawatts (GW) de nouvelles capacités d'éolien en mer au large des côtes françaises, ceci dans le but de développer une énergie plus abondante, décarbonée et souveraine.
Selon le ministère de l'Energie, il s'agit de "l'un des plus importants programmes de développement de l'éolien en mer jamais engagé en Europe". Il doit marquer "un changement d'échelle" pour la filière française, avec l'objectif d'accroître fortement les capacités de production d'ici 2035 et de renforcer la souveraineté énergétique du pays.
D'après les médias français, la puissance totale prévue, proche de 10 GW, représente environ cinq fois les capacités actuellement installées en France dans l'éolien en mer, soit l'équivalent d'environ six réacteurs nucléaires EPR d'EDF.
L'appel d'offres porte sur onze lots répartis sur l'ensemble des façades maritimes. Environ la moitié des capacités concernera l'éolien posé et l'autre moitié l'éolien flottant. Le cahier des charges doit être publié vendredi par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Ce lancement s'inscrit dans le cadre de la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), publiée en février, qui fixe pour objectif de porter les capacités françaises d'éolien en mer à 15 GW en 2035, puis à 45 GW à l'horizon 2050, contre environ 2 GW aujourd'hui. Cette feuille de route vise à réduire la part du pétrole et du gaz dans la consommation finale d'énergie en France et à accélérer le développement des énergies bas carbone, au premier rang desquelles l'électricité.
Selon la presse française, les retards pris dans la publication de la PPE3 et dans le calendrier des appels d'offres avaient nourri les incertitudes de la filière, pesant sur les perspectives de projets, d'investissement et de recrutement. Le lancement de ce vaste appel d'offres est ainsi perçu comme une étape importante pour relancer l'éolien en mer en France et accélérer la transition énergétique du pays.








