La Chine estime que la confrontation politique ne saurait résoudre le problème nucléaire iranien (envoyé)
La question nucléaire iranienne ne peut pas être résolue par la confrontation politique, mais par des efforts diplomatiques et une coopération sur des garanties et la surveillance, a estimé mercredi Li Song, représentant permanent de la Chine auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne.
L'évolution historique de la question nucléaire iranienne, dont la conclusion, puis la dénonciation du Plan d'action global conjoint, montre clairement que la solution à ce problème réside dans un règlement politique et diplomatique, ainsi que dans la promotion du dialogue et de la coopération, a-t-il dit, alors que le conseil des gouverneurs de l'AIEA examine ce sujet cette semaine.
M. Li a ajouté que c'est précisément après que les Etats-Unis et les pays de l'E3 (Royaume-Uni, France et Allemagne) ont poussé pour une résolution sur le nucléaire iranien lors de la réunion du conseil des gouverneurs en juin dernier qu'Israël et les Etats-Unis ont impudemment mené des attaques sur des sites nucléaires iraniens faisant l'objet de garanties et d'une surveillance.
Cette année, une deuxième vague de frappes a été menée contre l'Iran. C'est la raison fondamentale pour laquelle la coopération entre l'Iran et l'AIEA sur les garanties et la supervision a dû être suspendue et n'est pas encore revenue à la normale, a-t-il fait remarquer.
Le diplomate a souligné que le conflit politique au sein du conseil des gouverneurs de l'AIEA ne résoudrait pas le problème nucléaire iranien. Forcer l'adoption d'une résolution ne ferait qu'intensifier le conflit et la soumettre au Conseil de sécurité des Nations Unies ne permettrait pas non plus de trouver une solution.
Le problème ne peut être correctement résolu que par des efforts politiques et diplomatiques et par la coopération en matière de garanties et de supervision dans le cadre de l'AIEA, à condition de respecter pleinement le droit légitime de l'Iran à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire en tant que membre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, a-t-il déclaré.
M. Li a estimé que le conseil des gouverneurs devrait jouer un rôle constructif dans les négociations diplomatiques et créer des conditions pour la coopération entre l'Iran et l'AIEA, ainsi que pour le processus de règlement politique et diplomatique de la question nucléaire iranienne, plutôt que de créer de nouveaux obstacles.
Il a noté que la proposition en quatre points avancée par le président chinois Xi Jinping pour promouvoir la paix et la stabilité au Moyen-Orient reflétait pleinement la position constante de la Chine et ses efforts actifs pour favoriser la paix, mettre fin à la guerre et prôner le dialogue pour résoudre les différends. L'Initiative pour la gouvernance mondiale et l'Initiative pour la sécurité mondiale revêtent une importance particulière pour trouver une solution adéquate à la question nucléaire iranienne dans le contexte actuel.
La Chine travaillera avec toutes les parties pour favoriser un règlement politique de la question nucléaire iranienne, protéger le régime international de non-prolifération nucléaire et favoriser la paix et la stabilité au Moyen-Orient, a poursuivi Li Song.
Au cours de la réunion, une résolution sur la question nucléaire iranienne, promue conjointement par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, a été adoptée. Parmi les 34 Etats membres ayant droit de vote au conseil des gouverneurs de l'AIEA, la Chine, la Russie et le Niger ont voté contre, tandis que dix pays en développement, dont le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Inde, l'Egypte et la Thaïlande, se sont abstenus.








