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Ebola: la RDC met en avant une riposte renforcée et conteste les restrictions (PAPIER GENERAL)

Par : 牛蕾 |  Mots clés : RDC,Ebola
French.china.org.cn | Mis à jour le 05-06-2026
Agence de presse Xinhua | 05. 06. 2026

La République démocratique du Congo (RDC) a renforcé ses capacités de dépistage, de prise en charge et de traçage des contacts vingt jours après la déclaration de l'épidémie d'Ebola due au virus Bundibugyo, ont indiqué jeudi soir les autorités sanitaires congolaises.

Lors d'une conférence de presse à Kinshasa, le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a déclaré que le pays avait enregistré 381 cas confirmés, dont 63 décès. L'épidémie touche jusqu'à présent trois provinces de l'est du pays, à savoir l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, a-t-il précisé.

Le ministre a souligné que les chiffres actuellement disponibles sont plus précis que les estimations initiales fondées sur les cas suspects. Il a indiqué que la capacité de dépistage s'était nettement améliorée, permettant désormais aux autorités sanitaires de tester presque tous les échantillons reçus et d'obtenir les résultats dans un délai de 24 heures.

Le traçage des contacts s'est aussi amélioré, passant d'environ 9% au début de la riposte à 55% actuellement, selon le ministre. L'objectif est d'atteindre 90%, afin d'identifier la majorité des contacts et de mieux anticiper l'apparition de nouveaux cas.

M. Kamba a indiqué qu'environ 233 patients sont actuellement hospitalisés dans des structures de santé, soit pour être isolés dans l'attente des résultats des tests, soit pour être pris en charge après avoir développé la maladie.

Le ministre a également insisté sur l'importance d'une prise en charge précoce. Selon lui, le taux de létalité est actuellement inférieur à 17% parmi les cas confirmés. Il a expliqué que les soins de soutien peuvent sauver des vies, même en l'absence de vaccin homologué ou de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo.

A ce jour, sept personnes ont été déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma, dans la province du Nord-Kivu, a indiqué M. Kamba. Une personne est considérée comme guérie lorsqu'elle ne présente plus de symptômes et que deux tests réalisés à deux jours d'intervalle sont négatifs, a-t-il précisé.

Le ministre a réaffirmé qu'il n'existe pour l'instant aucun vaccin homologué contre la souche Bundibugyo. Des candidats vaccins sont à l'étude, mais ils se trouvent encore à un stade précoce et devront passer par plusieurs étapes avant une éventuelle utilisation, a-t-il précisé.

Plus tôt jeudi, lors d'un point de presse en ligne organisé par le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, des responsables de l'OMS ont indiqué que la riposte commençait à rattraper l'évolution de l'épidémie, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts, notamment dans le dépistage, la prise en charge et le suivi des contacts.

Concernant les déplacements, M. Kamba a indiqué que des dispositifs de contrôle sont en place dans les aéroports, notamment à Bunia, Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani. Les passagers sont contrôlés au départ et à l'arrivée, et les personnes présentant de la fièvre ne peuvent pas embarquer, a-t-il dit.

Le ministre a également annoncé que les contacts identifiés, en particulier les contacts à haut risque, ne devront pas voyager. Les listes concernées seront partagées avec les services compétents afin d'éviter la propagation du virus, a-t-il précisé.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a pour sa part indiqué que la RDC poursuivait ses échanges diplomatiques avec certains pays au sujet des mesures restrictives prises à l'encontre de ressortissants congolais dans le contexte de l'épidémie. Les autorités congolaises estiment que ces mesures doivent reposer sur des considérations sanitaires et non sur la nationalité.

L'épidémie a été déclarée en RDC et en Ouganda le 15 mai. L'OMS l'a ensuite désignée comme une urgence de santé publique de portée internationale.

L'Ouganda a signalé jusqu'à présent 16 cas confirmés, avec un nouveau cas confirmé jeudi, selon le ministère ougandais de la Santé.

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Source: Agence de presse Xinhua
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