L'Iran affirme avoir tiré un missile sur un navire lié aux Etats-Unis et à Israël
La marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran a déclaré lundi soir avoir pris pour cible un navire lié aux Etats-Unis et à Israël avec un missile de croisière.
Dans un communiqué publié par Sepah News, l'organe d'information officiel du CGRI, la marine du CGRI a identifié le navire comme étant le MSC Sariska V, affirmant qu'il avait été visé en réponse à l'attaque agressive de l'armée américaine contre un navire commercial iranien, nommé Lian Star, dans le golfe d'Oman.
La marine a averti que toute agression de l'armée américaine dans la région se heurterait à une réponse "décisive".
Citant des autorités militaires, l'organisation britannique United Kingdom Maritime Trade Operations a indiqué lundi que le MSC Sariska V, battant pavillon panaméen, avait été touché plus tôt dans la journée alors qu'il naviguait à 40 milles marins au sud-est d'Umm Qasr, en Irak, et avait été victime d'une "énorme explosion".
Le vraquier Lian Star, battant pavillon gambien, aurait été frappé vendredi par un missile AGM-114 Hellfire tiré depuis un avion américain. Le missile a touché la salle des machines du navire.
Des affrontements sporadiques ont eu lieu ces derniers jours entre l'Iran et les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz et ses environs.
Le commandement central américain a annoncé dimanche que l'armée américaine avait mené des "frappes d'autodéfense" ce week-end contre les radars iraniens et des sites de commandement et de contrôle de drones dans certaines parties de l'Iran.
Ces frappes étaient une réponse à des "actions iraniennes agressives, y compris la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a précisé le commandement sur son site officiel.
Le CGRI a déclaré lundi avoir frappé en représailles la base aérienne à partir de laquelle les forces américaines ont lancé une attaque contre une tour de télécommunications sur l'île de Sirik, toutes les cibles prédéterminées ayant été détruites, selon Sepah News.
Toujours lundi, la marine du CGRI a indiqué que 15 navires, dont quatre pétroliers, avaient traversé le détroit d'Ormuz au cours des 24 heures précédentes, en coordination avec ses forces et après avoir obtenu leur permission, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA.
L'Iran a renforcé son contrôle sur le détroit à partir du 28 février, lorsqu'il a interdit le passage des navires appartenant ou affiliés à Israël et aux Etats-Unis à la suite de leurs frappes conjointes sur le territoire iranien.
Les Etats-Unis ont également imposé un blocus naval sur le détroit, empêchant les navires se rendant dans les ports iraniens ou en provenance de ceux-ci de transiter par la voie navigable.








