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Ebola : la détection précoce est essentielle, alors que des vaccins sont évalués, selon l'OMS

Par :  |  Mots clés : OMS,Ebola
French.china.org.cn | Mis à jour le 30-05-2026
Agence de presse Xinhua | 30. 05. 2026

Alors que l'épidémie d'Ebola causée par la rare souche Bundibugyo se poursuit en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré vendredi que la détection précoce et la mobilisation communautaire restaient essentielles pour sauver des vies, tandis que d'éventuels traitements et vaccins sont encore en cours d'évaluation.

En date de jeudi, l'OMS estime à 906 le nombre de cas suspects en RDC, dont 223 décès suspects. Le nombre de cas confirmés s'élève à 125 dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec 17 décès confirmés. L'Ouganda a signalé sept cas confirmés, dont un décès, tous liés à l'épidémie en RDC, sans preuve de transmission communautaire à ce jour.

Lors d'un point de presse à Genève, Anaïs Legand, une responsable technique de l'OMS, a indiqué que "c'est une maladie que l'on contracte lorsqu'on prend soin de quelqu'un - de son mari, de son enfant ou de sa mère", soulignant que l'implication communautaire est essentielle pour enrayer la transmission.

Sur le plan médical, l'OMS a réuni des experts afin d'examiner d'éventuelles contre-mesures. Deux vaccins candidats ont été identifiés pour évaluation dès que des doses seront disponibles, a confirmé Mme Legand.

Pour le traitement, trois candidats thérapeutiques - les anticorps monoclonaux MBP 134 et maftivimab, ainsi que l'antiviral remdesivir - ont été retenus en priorité pour des essais cliniques, tandis qu'à des fins de prévention, l'antiviral oral obeldesivir est priorisé dans une étude clinique en tant que mesure post-exposition pour les contacts de cas confirmés.

"Nous pouvons renforcer les soins intensifs optimisés et aider les communautés à reconnaître les symptômes à un stade précoce", a déclaré Mme Legand, soulignant que la létalité de cette souche varie entre 30% et 50% d'après les épidémies précédentes.

L'OMS continue de travailler avec les autorités de la RDC et de l'Ouganda dans un contexte humanitaire complexe, marqué notamment par des conflits et un accès limité à la province de l'Ituri. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé un appel aux groupes armés pour un cessez-le-feu afin de permettre aux agents de santé d'atteindre les populations touchées.

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Source: Agence de presse Xinhua
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