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En Afrique, l'héritage du "père du riz hybride" continue de nourrir des millions de personnes (REPORTAGE)

Par : 王栋 |  Mots clés : Chine,Afrique, riz hybride
French.china.org.cn | Mis à jour le 28-05-2026
Agence de presse Xinhua | 28. 05. 2026

A la veille du cinquième anniversaire, vers fin mai, de la disparition de Yuan Longping, célèbre agronome chinois surnommé le "père du riz hybride", son épouse Deng Ze a reçu un cadeau particulier : un sac de riz hybride cultivé en Guinée, pays en Afrique de l'Ouest.

Imprimés sur le devant du sac figuraient les drapeaux nationaux de la Chine et de la Guinée. Au dos, un message manuscrit du Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah : "Ce riz est le symbole parfait de la coopération entre la Chine et la Guinée. Vaincre la faim !"

Fin avril, le Premier ministre a rencontré une équipe agricole de l'Académie des sciences agricoles du Hunan dans son bureau à Conakry, capitale guinéenne.

Saluant les réalisations accomplies dans la promotion de la culture du riz hybride dans ce pays d'Afrique, il a soigneusement écrit un message sur le sac de riz avant de demander à l'équipe de le remettre à Mme Deng après son retour en Chine.

Ce sac de grains de riz incarne les résultats tangibles de la technologie chinoise du riz hybride et des programmes d'assistance agricole de la Chine en Afrique.

"Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d'Afrique à ce jour", a souligné à Xinhua, Fang Zhihui, membre de cette équipe. "Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles."

La Guinée est loin d'être le seul pays africain à bénéficier de l'expertise chinoise en matière de riz hybride.

He Qiaosheng, responsable de la huitième équipe d'experts agricoles chinois au Tchad, a indiqué que l'équipe avait sélectionné plus de dix variétés de riz adaptées aux conditions locales.

"Les variétés de riz chinoises ont augmenté les rendements de plus de 35% en moyenne par rapport aux souches locales", a affirmé M. He. "Au cours des deux dernières décennies, elles ont contribué à produire 1,2 million de tonnes supplémentaires de céréales. Nous avons également formé près de 3.000 responsables agricoles, techniciens et agriculteurs locaux."

Dans le village d'Ambela, dans le district de Douguia, région du Hadjer-Lamis au Tchad, l'agriculteur Uthman a adopté des méthodes de riziculture standardisées à haut rendement après avoir reçu une formation d'experts chinois.

Malgré de graves inondations en 2024, il a récolté 7,84 tonnes de riz sur un hectare de terres agricoles, contre seulement sept tonnes auparavant sur deux hectares. L'augmentation de la production lui a rapporté un revenu supplémentaire de 720.000 francs CFA (1.278 dollars).

Lors d'une fête des récoltes organisée dans le village de Midekin, dans le district de Douguia, en octobre 2025, Mahamat Ahmad Alhabo, secrétaire général de la présidence tchadienne, a déclaré que les technologies de culture du riz à haut rendement introduites par les experts chinois démontrent que le Tchad peut produire suffisamment de riz non seulement pour nourrir sa population, mais aussi pour générer des revenus à l'exportation.

Avec le soutien d'une équipe d'assistance agricole chinoise de Yuan Longping High-tech Agriculture Co., Ltd., le jeune agriculteur gambien Musa Darboe a appris systématiquement les techniques de culture du riz hybride.

En seulement sept ans, les rendements rizicoles de la ferme qu'il a héritée de son père sont passés à sept tonnes par hectare, soit deux à trois fois la moyenne locale. La superficie de plantation principale de la ferme s'est désormais étendue à 100 hectares, tandis que Musa fournit également un soutien technique et des services de mécanisation agricole aux agriculteurs voisins.

En juin 2025, M. Musa a parcouru environ 12.000 km pour se rendre à Changsha, la capitale de la province chinoise du Hunan (centre), où il a déposé du riz qu'il avait personnellement cultivé sur la tombe de M. Yuan.

"Ce sont les réalisations de recherche de M. Yuan Longping qui nous ont donné l'espoir d'échapper à la faim et d'atteindre l'autosuffisance alimentaire", a-t-il affirmé.

En juillet 2025, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a inspecté le laboratoire conjoint Chine-Madagascar de riz hybride dans le cadre de l'Initiative la Ceinture et la Route, créé conjointement par le Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan et l'Université d'Antananarivo.

"La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains", a signalé Xiao Gui, chercheur au Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan, notant que la coopération évolue désormais vers des partenariats plus approfondis.

Le laboratoire conjoint a été inauguré en décembre 2024 au centre de démonstration du riz hybride de Mahitsy, à Madagascar.

Selon Tiana Randriamihanta, responsable malgache du projet pour le laboratoire conjoint, l'installation compte actuellement sept chercheurs et se concentre sur la promotion de la recherche et de l'éducation sur le riz hybride, l'augmentation des rendements et la formation d'un plus grand nombre de professionnels techniques pour soutenir l'industrie du riz hybride à Madagascar.

M. Xiao a ajouté que le laboratoire conjoint servirait de plateforme pour au moins trois grands domaines de coopération entre la Chine et Madagascar, notamment en invitant des techniciens malgaches à suivre une formation théorique et pratique systématique en Chine.

"Actuellement, les semences de riz hybride en Afrique coûtent environ 5,5 dollars le kilo. Grâce à la production localisée de semences, nous espérons réduire le prix à quatre dollars, voire moins", a indiqué M. Xiao. "A l'avenir, nous appliquerons l'expérience réussie accumulée à Madagascar à des projets de coopération avec d'autres pays africains comme le Ghana et le Mozambique."

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Source: Agence de presse Xinhua
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