Gaza : le ministre israélien de la Sécurité nationale Ben-Gvir interdit d'entrer en France
Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir est interdit d'accès au territoire français à compter de ce samedi, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, dénonçant "ses agissements inqualifiables" à l'égard de citoyens français et européens, passagers de la flottille Global Sumud.
Bien que la France désapprouve la flottille, elle ne peut "tolérer que des ressortissants français puissent être ainsi menacés, intimidés ou brutalisés, qui plus est par un responsable public", a souligné M. Barrot sur X.
Les agissements du ministre israélien, également "dénoncés par un grand nombre de responsables gouvernementaux et politiques israéliens", "font suite à une longue liste de déclarations et d'actions choquantes, d'incitations à la haine et à la violence à l'encontre des Palestiniens", a-t-il indiqué.
Ainsi, la France rejoint l'Italie pour demander à l'Union européenne de prendre des sanctions à l'égard de M. Ben-Gvir, a annoncé le chef de la diplomatie française.
La flottille Global Sumud a quitté le 14 mai dernier les côtes de Marmaris, en Turquie, pour une troisième tentative visant à briser le blocus israélien de Gaza et à acheminer de l'aide aux habitants palestiniens de cette enclave dévastée par la guerre.
Mercredi dernier, des centaines de membres de la flottille ont été conduits dans le port israélien d'Ashdod après que M. Ben-Gvir a diffusé une vidéo montrant certains d'entre eux menottés et contraints de se prosterner.
Dans la vidéo, on voit des dizaines de militants agenouillés sur le sol, la tête baissée et les mains attachées dans le dos avec des menottes en plastique, tandis que l'hymne national israélien retentissait dans les haut-parleurs.
Plusieurs pays européens ont critiqué la manière dont Israël a traité les militants de la flottille, parmi lesquels figurent de nombreux Européens, condamnant le traitement humiliant infligé aux détenus comme inacceptable et inhumain, et exigeant des explications, des excuses et la libération de leurs ressortissants.








