Le MAE iranien discute des initiatives diplomatiques avec le chef de l'armée pakistanaise pour mettre fin à la guerre
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le chef de l'armée du Pakistan, Asim Munir, ont échangé des points de vue sur les derniers efforts diplomatiques et initiatives visant à prévenir une escalade des tensions et à mettre fin à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, a rapporté samedi l'agence de presse officielle IRNA.
Lors d'une réunion vendredi dans la capitale iranienne, Téhéran, les deux parties ont discuté des moyens de renforcer la paix, la stabilité et la sécurité dans la région de l'Asie occidentale, selon une dépêche de l'IRNA.
La visite de M. Munir est censée faire partie des efforts de médiation du Pakistan entre l'Iran et les Etats-Unis.
Dans le même temps, M. Araghchi et le secrétaire général des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres, ont échangé leurs points de vue sur les derniers développements concernant les pourparlers de paix entre l'Iran et les Etats-Unis lors d'un appel téléphonique vendredi.
M. Araghchi a informé M. Guterres des derniers progrès du processus diplomatique en cours pour mettre fin à la guerre, soulignant que les principaux facteurs perturbant les pourparlers de paix, dont la médiation est assurée par le Pakistan, étaient le bilan des manquements des Etats-Unis à leurs promesses, en particulier leurs fréquentes "trahisons" de la diplomatie et leurs "agressions" militaires contre l'Iran, ainsi que leurs "positions contradictoires et exigences excessives".
Malgré sa profonde méfiance à l'égard des Etats-Unis, a-t-il ajouté, l'Iran est entré dans le processus diplomatique avec le plus grand sérieux, en adoptant une approche responsable et en faisant des efforts pour atteindre un résultat "raisonnable et juste".
Pour sa part, M. Guterres a rejeté le recours à la force contre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale des pays, soulignant la nécessité de rester attaché aux principes de la Charte des Nations Unies et d'utiliser la diplomatie pour établir la paix et la stabilité dans la région.
Washington et Téhéran sont parvenus à un cessez-le-feu le 8 avril après 40 jours de combats qui ont commencé par des attaques américaines et israéliennes sur l'Iran le 28 février.
Suite à la trêve, des délégations iranienne et américaine ont tenu une série de pourparlers de paix à Islamabad, au Pakistan, les 11 et 12 avril, qui n'ont pas abouti à un accord.
Au cours des dernières semaines, les deux parties auraient échangé plusieurs propositions de plans détaillant les conditions pour mettre fin au conflit par le biais de la médiation pakistanaise.
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision d'Etat IRIB vendredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a déclaré que les négociations de paix entre Téhéran et Washington n'étaient pas proches d'un accord.
M. Baghaei a indiqué que les divergences entre l'Iran et les Etats-Unis étaient "profondes et nombreuses" et a souligné que la diplomatie prenait du temps. Il a ajouté que les pourparlers visaient à mettre fin aux hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, et que le programme nucléaire de l'Iran n'était pas à l'ordre du jour à ce stade.








