Le Zimbabwe demande davantage d'efforts pour élever les normes agricoles pour les exportations vers la Chine
Le Zimbabwe doit renforcer ses capacités à se conformer aux normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) pour bénéficier pleinement de la politique chinoise de droits de douane nuls, a déclaré vendredi la Commission de la concurrence et des droits de douane (CTC) du pays.
Dans son rapport pour le premier trimestre 2026 publié vendredi, la CTC a noté que l'offre de la Chine de supprimer les droits de douane sur les importations en provenance de 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle, dont le Zimbabwe, renforcera la compétitivité du pays sur le marché chinois.
Selon la CTC, "A mesure que la couverture des produits s'élargit et que les barrières tarifaires tombent, l'horticulture apparaît comme un élément stratégique des relations commerciales entre le Zimbabwe et la Chine, ouvrant la voie à des volumes accrus, à des partenariats commerciaux plus approfondis et à une base d'exportation plus diversifiée".
La commission a par ailleurs souligné que les exportateurs zimbabwéens doivent se conformer à des exigences normatives SPS strictes pour exploiter pleinement le vaste marché chinois, notant que les mesures SPS sont devenues des gardiens techniques du commerce agricole mondial.
"Pour les pays en développement comme le Zimbabwe, la capacité à se conformer aux exigences SPS est donc tout aussi cruciale que les préférences tarifaires pour déterminer les performances réelles à l'exportation", a également indiqué la CTC dans son rapport.
Pour convertir les protocoles Zimbabwe-Chine en une croissance à large assise, la CTC a demandé le renforcement des capacités SPS nationales et la promotion de chaînes de valeur inclusives par le biais de programmes de sous-traitance, d'agriculture sous contrat et de modèles coopératifs.
"Grâce à des investissements ciblés dans les systèmes de conformité, des chaînes de valeur inclusives et une diversification des marchés, les protocoles SPS peuvent passer du statut d'obstacles à celui de catalyseurs, permettant aux producteurs zimbabwéens non seulement d'entrer sur le marché chinois en franchise de droits de douane, mais aussi d'y rester compétitifs en tant que choix fiable et de haute qualité pour les consommateurs", a-t-elle déclaré.








