Le FMI voit la croissance française ralentir à 0,7% en 2026
La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de la France devrait ralentir à 0,7% en 2026, contre 0,9% en 2025, sous l’effet des répercussions de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué jeudi le Fonds monétaire international (FMI).
Selon une déclaration publiée par le FMI, la croissance française devrait rester modeste en 2026, le conflit au Moyen-Orient alimentant l’inflation et pesant sur la demande intérieure.
Malgré la diversification de l’économie française et sa dépendance relativement limitée aux importations d’énergie, l’intensification des tensions géopolitiques, y compris la prolongation de la guerre au Moyen-Orient, pourrait perturber les échanges commerciaux, notamment les approvisionnements énergétiques, faisant encore monter l’inflation et affectant négativement la croissance, a averti le FMI.
L’investissement des entreprises et la consommation des ménages devraient se modérer sous l’effet du choc, dans un contexte d’attentisme persistant à l’approche des élections de 2027, selon l’institution.
Le FMI estime que, dans son scénario de base, la croissance devrait se redresser progressivement à partir de la fin de 2026, à mesure que les conditions extérieures se stabilisent, avant de se raffermir davantage au second semestre 2027, avec l’atténuation de l’incertitude intérieure après les élections.
Sur le plan budgétaire, le FMI a rappelé que les autorités françaises restaient déterminées à ramener le déficit public sous le seuil de 3% du PIB d’ici à 2029. Le déficit public s’est réduit à 5,1% du PIB en 2025, en deçà de la cible initiale, reflétant une gestion proactive des dépenses. La consolidation budgétaire demeure toutefois plus lente que prévu et reste exposée à d’importants risques de mise en œuvre, selon le FMI.
Selon des données préliminaires publiées le 30 avril par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le PIB français en volume a stagné au premier trimestre 2026, affichant une croissance nulle par rapport au trimestre précédent.
L’INSEE a confirmé le 13 mai que l’indice des prix à la consommation (IPC) avait augmenté de 2,2% sur un an en avril, contre 1,7% en mars, la remontée de l’inflation étant de nouveau principalement due à l’accélération des prix de l’énergie. Fi








