Le Rwanda ferme temporairement sa frontière avec Goma sur fond d'épidémie d'Ebola (sources locales)
Le Rwanda a temporairement fermé dimanche sa frontière avec Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), sur fond de nouvelle épidémie d'Ebola dans l'est du pays, ont constaté des correspondants de Xinhua sur place.
Le trafic transfrontalier entre Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, et Gisenyi, ville frontalière rwandaise, a été suspendu dimanche matin aux postes-frontières, selon des sources locales.
La fermeture a paralysé les échanges à l'un des points de passage les plus fréquentés entre les deux pays. Selon des sources locales, cette mesure semble liée aux efforts de prévention contre Ebola après la déclaration d'une épidémie dans la province voisine de l'Ituri, bien qu'aucune communication officielle n'ait encore été publiée.
Cette évolution intervient alors qu'un cas confirmé d'Ebola a été signalé samedi soir à Beni, également située dans le Nord-Kivu. L'annonce a été faite par la ministre provinciale des Affaires sociales, Prisca Luanda Kamala, qui a précisé que la personne testée positive avait voyagé depuis Bunia, chef-lieu de l'Ituri et l'un des foyers de l'épidémie.
Le gouvernement congolais a déclaré vendredi une nouvelle épidémie d'Ebola, la 17e enregistrée dans le pays depuis 1976. Au total, 336 cas, dont des cas suspects et confirmés, ainsi que 87 décès ont été rapportés, a indiqué samedi le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), avertissant que l'épidémie est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin spécifique n'est actuellement disponible.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déterminé dimanche que l'épidémie d'Ebola causée par la souche Bundibugyo en RDC et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale.
L'épidémie a suscité une vive inquiétude régionale après la confirmation par l'Ouganda d'un cas importé de Bundibugyo en provenance de la RDC. Le CDC Afrique a averti que les mouvements transfrontaliers, la mobilité liée aux activités minières et les faiblesses de la surveillance sanitaire pourraient compliquer les efforts de riposte, classant l'épidémie au niveau 3, avec un risque jugé très élevé en RDC, élevé pour l'Afrique de l'Est et modéré pour le continent.








