OCHA : les civils du Liban toujours affectés par des attaques en dépit du cessez-le-feu
Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis près d'un mois, des attaques visant les civils et les premiers intervenants continuent d'être signalées quotidiennement au Liban, a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Une série de frappes de drones contre des voitures dans la région de Jiyeh, à environ 20km au sud de la capitale Beyrouth, ont tué mercredi au moins huit personnes, dont deux enfants, a déclaré l'OCHA, citant des chiffres des autorités libanaises.
Le ministère libanais de la Santé publique a fait état d'au moins 2.896 morts, dont 200 enfants, et de plus de 8.000 blessés depuis la dernière escalade du 2 mars, selon l'OCHA.
Le bureau a précisé que le nombre de personnes déplacées continuait également d'augmenter dans tout le pays suite à la détérioration de la situation sécuritaire. Près de 130.000 personnes sont hébergées dans 632 centres d'accueil collectifs.
L'OCHA a fait remarquer que de nouveaux ordres d'évacuation ont été émis pour huit villages du sud du Liban et du gouvernorat de la Bekaa.
"Les partenaires humanitaires signalent que tant les familles nouvellement déplacées que celles qui retournent dans les centres d'accueil contribuent à cette augmentation", a noté le bureau. "L'insécurité et l'ampleur des destructions continuent d'empêcher des retours sûrs et durables."
L'OCHA a affirmé que l'accès des organisations humanitaires et des fournitures était possible mais limité, en particulier dans le sud du Liban, où les routes et les ponts endommagés, les munitions non explosées, les débris du conflit et l'insécurité retardent les déplacements et entravent le rétablissement des services essentiels.








