Le secrétaire général de l'ONU appelle à une réforme de l'architecture financière mondiale pour soutenir le développement de l'Afrique
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé mercredi à une réforme de l'architecture financière mondiale afin de soutenir le développement de l'Afrique.
S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec l'Union africaine (UA) au siège de l'UA à Addis-Abeba, la capitale de l'Ethiopie, il a estimé que l'architecture financière mondiale actuelle n'offrait pas à l'Afrique un soutien suffisant, ni une voix et une participation adéquates.
"De nombreux pays africains doivent faire face à d'énormes remboursements de dette qui épuisent les ressources publiques et compromettent les investissements à long terme dans des infrastructures essentielles, notamment dans les domaines de l'eau et de l'assainissement", a déploré M. Guterres, soulignant que le système mondial actuel avait été conçu sans la participation de l'Afrique.
Il a souligné que l'architecture financière mondiale devait refléter la réalité actuelle et prévoir une participation bien plus importante des pays en développement au sein des institutions et dans les processus décisionnels.
Selon le secrétaire général de l'ONU, les pays africains doivent souvent payer jusqu'à trois fois les taux de référence pour leurs emprunts, ce qui rend le financement de l'éducation, de la santé ou des réseaux d'approvisionnement en eau trois fois plus coûteux pour eux.
M. Guterres a insisté sur la nécessité de mobiliser des ressources financières, de réformer l'architecture financière internationale et d'encourager les investissements afin d'aider les pays africains et les autres pays en développement à respecter les objectifs du Programme de développement durable à l'horizon 2030.
L'ONU s'efforce de mettre en place une architecture de la dette axée sur le développement tout en instaurant des mécanismes efficaces d'allègement de la dette, a dit Antonio Guterres, ajoutant que le système actuel de notation de crédit empêchait de nombreux pays en développement d'accéder aux instruments d'emprunt dont ils ont besoin.








