Le sommet Africa Forward se clôture sur des appels à la restructuration financière pour dynamiser la croissance du continent
Le sommet Africa Forward s'est clôturé ce mardi dans la capitale kényane Nairobi, alors que les dirigeants mondiaux et les chefs d'Etat africains appellent à un nouveau paradigme financier pour débloquer le potentiel économique du continent.
Coprésidé par le président kényan William Ruto et son homologue français Emmanuel Macron, le sommet de deux jours a réuni les présidents et les Premiers ministres de plus de 20 pays, les chefs de diverses organisations régionales et internationales, ainsi que plus de 2.500 chefs d'entreprise, investisseurs et jeunes innovateurs.
Dans son discours d'ouverture officiel, M. Ruto a qualifié l'actuel système financier international de "structurellement inégal".
Il a souligné que les pays africains étaient accablés par des coûts d'emprunt disproportionnellement élevés et un accès restreint aux financements concessionnels, des barrières souvent alimentées par des perceptions déformées des risques qui ne reflètent pas les réalités économiques telles qu'elles sont vraiment.
"Notre époque exige une plus forte coopération, un renouvellement du multilatéralisme, ainsi que des partenariats qui ne sont pas fondés sur la hiérarchie mais sur l'égalité souveraine, le respect mutuel et les responsabilités communes", selon M. Ruto.
M. Macron a affirmé que le déséquilibre économique auquel fait face l'Afrique était à la fois intenable et injuste. D'après lui, l'architecture financière actuelle est l'une des principales barrières pour le développement industriel et des infrastructures du continent.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré que les institutions financières existantes ne pouvaient pas financer de manière adéquate les ambitions de développement de l'Afrique. Il a appelé à des réformes pour assurer aux pays africains un accès à des financements moins onéreux, une gestion plus efficace de la dette et une voix plus forte au sein des institutions internationales.
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a indiqué que l'Afrique poursuivait une stratégie visant à créer des institutions financières dirigées par les Africains afin de réduire la dépendance aux prêteurs et aux systèmes de crédit étrangers.








