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Les efforts de la Chine en matière de réduction des risques de catastrophe reflètent une "approche centrée sur l'humain", selon un responsable onusien (INTERVIEW)

Par :  |  Mots clés : Chine,ONU,réduction des risques de catastrophe,INTERVIEW
French.china.org.cn | Mis à jour le 02-05-2026
Agence de presse Xinhua | 02. 05. 2026

Kamal Kishore, chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), a salué l'approche adoptée par la Chine en matière de réduction des risques de catastrophe et de renforcement de la résilience, la qualifiant de résolument "centrée sur l'humain" et estimant qu'elle offre de précieux enseignements pour les efforts mondiaux.

Il a souligné lors d'un entretien exclusif accordé à Xinhua les efforts de la Chine en matière d'innovation technologique, de développement des systèmes de gouvernance et de coopération internationale, notant que ces efforts constituaient une expérience précieuse pour les pays cherchant à améliorer leur préparation aux catastrophes.

M. Kishore, qui est sous-secrétaire général des Nations unies et représentant spécial du secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe, a averti que les pertes liées aux catastrophes augmentaient rapidement à l'échelle mondiale.

Citant le Rapport d'évaluation mondial sur la réduction des risques de catastrophe 2025, il a ainsi dit que les pertes annuelles mondiales dues aux catastrophes, comprenant à la fois les pertes directes et les répercussions économiques plus larges, s'élevaient désormais à 2.300 milliards de dollars.

Evoquant sa visite en Chine en novembre 2025, M. Kishore a salué le système global de réduction des risques de catastrophe mis en place par ce pays. Il a souligné la solidité des capacités politiques et institutionnelles au niveau central, ainsi que l'existence de mécanismes de mise en œuvre étendus au niveau local, qui permettent une action coordonnée efficace tant sur le plan horizontal que vertical.

"Tout ce qui se passe en Chine est résolument axé sur l'humain", a-t-il dit, ajoutant que la science et la technologie étaient mises à profit "pour améliorer concrètement la vie des gens et la rendre plus sûre et plus résistante face aux conséquences des catastrophes".

M. Kishore a également souligné que la Chine était à la pointe de l'utilisation des technologies de pointe dans la gestion des catastrophes. Il a cité l'exemple de l'utilisation de drones, de l'intelligence artificielle (IA) et d'un réseau de capteurs pour surveiller des milliers de kilomètres de digues anti-inondations, qualifiant cette application de "vraiment remarquable".

Il a notamment jugé que les progrès réalisés par la Chine dans le domaine de l'IA et ses solides capacités en matière de systèmes d'alerte précoce constituaient des contributions essentielles à la réduction des risques de catastrophe.

Tout en reconnaissant les progrès accomplis dans la réduction de la mortalité liée aux catastrophes en vertu du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, il a noté que des défis subsistaient en ce qui concerne la réduction du nombre de personnes touchées, des pertes économiques et des dommages causés aux infrastructures.

Pour M. Kishore, le cadre de coopération proposé par la Chine contribue à "combler cette lacune" en encourageant la coordination des efforts internationaux et en soutenant la construction d'infrastructures résilientes conformes aux normes mondiales, réduisant ainsi l'impact des catastrophes sur les moyens de subsistance et les infrastructures essentielles.

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Source: Agence de presse Xinhua
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