Donald Trump affirme que le blocus de l'Iran restera en place jusqu'à ce qu'un accord sur le nucléaire soit conclu
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il maintiendrait le blocus naval américain contre l'Iran jusqu'à ce que Téhéran ait accepté un accord avec Washington sur son programme nucléaire.
"Le blocus est légèrement plus efficace que les bombardements", a déclaré Donald Trump au média en ligne américain Axios lors d'un entretien téléphonique, insistant sur le fait que l'Iran ne devait pas être autorisé à se doter de l'arme nucléaire.
Il a affirmé que l'Iran souhaitait parvenir à un accord afin de lever le blocus. "Ils veulent un accord. Ils ne veulent pas que je maintienne le blocus. Je ne veux pas le lever, car je ne veux pas qu'ils possèdent l'arme nucléaire", a-t-il déclaré.
Donald Trump considère que maintenir le blocus constitue pour l'instant son principal moyen de pression, mais il pourrait envisager une nouvelle action militaire si l'Iran persiste à ne pas céder, selon Axios. Le Commandement central américain a préparé un plan de frappes "brèves et puissantes" contre l'Iran dans l'espoir de débloquer les négociations, a ajouté Axios, citant trois sources bien informées.
Une source sécuritaire iranienne de haut rang, citée par la chaîne d'Etat PRESS TV, a quant à elle déclaré mercredi que le blocus naval américain "se heurterait bientôt à une riposte concrète et sans précédent".
Lors de récentes réunions, dont une discussion lundi avec de hauts responsables de la sécurité à la Maison Blanche, Donald Trump a choisi de continuer à asphyxier l'économie et les exportations de pétrole de l'Iran en bloquant le trafic maritime à destination et en provenance de ses ports, selon un article paru mardi dans le Wall Street Journal.
M. Trump aurait indiqué à ses conseillers qu'il n'accepterait pas l'offre iranienne en trois points visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et à reporter à plus tard les négociations sur le nucléaire.
Les Etats-Unis ont imposé un blocus à l'Iran dans le détroit d'Ormuz après l'échec des négociations post-cessez-le-feu avec Téhéran, qui se sont tenues dans la capitale pakistanaise les 11 et 12 avril.








