Le Hezbollah rejette les pourparlers directs entre le Liban et Israël
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré lundi que le Hezbollah rejetait catégoriquement les pourparlers directs entre le Liban et Israël, soulignant que les résultats de telles discussions n'avaient aucune importance pour le groupe.
"Nous rejetons catégoriquement les négociations directes", a déclaré M. Qassem dans un communiqué, ajoutant que ces pourparlers et leurs résultats "ne concernaient en aucune manière (le Hezbollah)". Il a également accusé les autorités libanaises de faire des concessions humiliantes et inutiles et d'agir à l'encontre des intérêts du peuple libanais.
Il a énoncé cinq conditions comme seule voie acceptable pour l'avenir : la fin des attaques israéliennes par voie terrestre, maritime et aérienne, le retrait d'Israël des territoires occupés, la libération des prisonniers, le retour des résidents déplacés dans leurs villes et villages, et la reconstruction.
M. Qassem a indiqué que le Hezbollah n'abandonnerait pas ses armes et a promis qu'Israël ne resterait sur aucun territoire libanais occupé, ajoutant que le groupe ne reviendrait pas à la situation qui existait avant le 2 mars.
Le 2 mars, le Hezbollah a annoncé le tir de roquettes depuis le sud du Liban vers Israël, marquant la première attaque de ce type depuis la déclaration d'un cessez-le-feu en novembre 2024. En réponse, Israël a mené des frappes aériennes visant Beyrouth, sa banlieue sud et d'autres zones.








