Le président libanais accuse le Hezbollah de trahison et rejette un "accord humiliant" avec Israël
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de trahir le Liban en entraînant le pays dans des guerres, et a souligné son rejet d'un "accord humiliant" dans les négociations avec Israël qui visent à mettre fin aux hostilités.
"Ce que nous faisons n'est pas de la trahison. La trahison est commise par ceux qui mènent leur pays à la guerre pour des intérêts étrangers", a expliqué M. Aoun à une délégation du sud du Liban, selon un communiqué publié par la présidence libanaise.
Le président a indiqué que le Liban avait informé les Etats-Unis dès "le tout début" qu'un cessez-le-feu était une première étape nécessaire avant toute négociation ultérieure. Il a souligné que cette position avait été réitérée au cours des réunions au niveau des ambassadeurs avec Israël qui se sont tenues les 14 et 23 avril.
Il a ajouté que la position de l'Etat libanais était claire et que toute autre déclaration faite au Liban ou à Washington ne représentait pas la politique officielle libanaise.
En réponse aux critiques concernant la décision du gouvernement d'engager des négociations, M. Aoun a fait remarquer que certains mettaient en question cette décision au motif qu'il n'y aurait pas de consensus national. "Quand vous vous êtes lancés dans cette guerre, avez-vous d'abord obtenu un consensus national ?" a-t-il demandé.
Il a ajouté que son objectif était de mettre un terme à l'état de guerre avec Israël et qu'il n'accepterait jamais un "accord humiliant".








