RDC : création d'une "unité paramilitaire" pour sécuriser le secteur minier
La République démocratique du Congo (RDC) va mettre en place une "unité paramilitaire" chargée de sécuriser les sites miniers et les circuits d'acheminement des minerais, a annoncé lundi l'Inspection générale des mines (IGM).
Selon un communiqué officiel, cette force aura pour mission d'assurer la sécurité sur l'ensemble de la chaîne d'exploitation minière, depuis les zones d'extraction jusqu'aux usines de traitement et aux postes frontaliers.
"La volonté du président de la République, que nous mettons en œuvre, est d'assainir l'ensemble du secteur minier en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité", a déclaré Rafael Kabengele, inspecteur général des mines, cité dans le communiqué.
Cette garde minière, qui devrait remplacer progressivement les "éléments des forces de défense actuellement déployées dans les zones minières", permettra d'optimiser la valorisation des ressources minières congolaises, ainsi que d'offrir un environnement sécuritaire indispensable à la continuité des activités et à la protection des investissements.
Selon le plan, ces forces devraient d'abord être déployées d'ici fin 2027 pour couvrir les besoins sécuritaires dans les régions du Grand Katanga et de la Grande Orientale, deux grands ensembles miniers du pays, avant une extension à l'ensemble du territoire national qui prévoit un déploiement de plus de 20.000 gardes miniers dans 22 provinces minières en 2028.
Un premier contingent de 2.500 à 3.000 recrues doit être sélectionné et suivront six mois de formation intensive, selon la même source.








