La politique chinoise de zéro droit de douane suscite des attentes chez les agriculteurs africains (SYNTHESE)
Des producteurs agricoles de plusieurs pays africains saluent la politique chinoise de zéro droit de douane sur certains produits, qu'ils perçoivent comme une opportunité d'élargir leurs débouchés et d'accroître leurs revenus.
La Chine a progressivement étendu cette politique ces dernières années. Depuis le 1er décembre 2024, elle applique un tarif nul à l'ensemble des produits en provenance des pays les moins avancés ayant des relations diplomatiques avec elle, dont une trentaine de pays africains. Beijing a en outre annoncé l'extension de cette mesure à 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle à partir du 1er mai 2026, afin de faciliter l'accès des exportations africaines à son marché.
Cette initiative est perçue comme un levier potentiel pour renforcer les exportations agricoles, secteur clé pour de nombreuses économies africaines.
Au Zimbabwe, le gouvernement intensifie les discussions avec la Chine sur les protocoles d'exportation. Anxious Masuka, ministre des Terres, de l'Agriculture et du Développement rural, a indiqué que des accords avaient déjà été conclus pour les agrumes, les avocats et les myrtilles, et que d'autres produits pourraient suivre, notamment dans l'élevage.
Au Rwanda, les exportateurs misent sur une diversification de leurs débouchés. Robert Rukundo, président de l'Association rwandaise des exportateurs horticoles, estime que l'accès élargi au marché chinois pourrait stimuler les ventes de plusieurs produits.
"Grâce à la suppression des droits de douane, nous espérons une augmentation des exportations, notamment d'avocats et de produits horticoles, ainsi qu'un afflux d'investissements dans le secteur", a-t-il déclaré.
Des entreprises kenyanes comme Utake Coffee voient dans cette mesure un moyen d'améliorer leur compétitivité et d'élargir leur clientèle. L'entreprise a récemment établi des contacts avec des partenaires chinois et envisage une augmentation de ses exportations.
Selon Michael Muki, responsable de la torréfaction et du contrôle qualité chez Utake Coffee, une hausse des exportations vers la Chine pourrait également contribuer à la création d'emplois et à l'amélioration des conditions de vie dans les zones rurales.








