Le procureur spécial sud-coréen requiert une peine de 30 ans contre l'ancien président Yoon pour trahison
Le procureur spécial sud-coréen a requis vendredi une peine de 30 ans de prison contre l'ancien président Yoon Suk-yeol pour trahison liée à l'infiltration d'un drone en République populaire démocratique de Corée (RPDC).
L'équipe de Cho Eun-suk, un procureur indépendant qui a dirigé les enquêtes sur l'insurrection de M. Yoon et d'autres accusations, a demandé cette peine de prison pour haute trahison, un crime qui consiste à nuire aux intérêts militaires de la République de Corée ou à favoriser l'ennemi.
M. Yoon est accusé d'avoir ordonné l'infiltration d'un drone à Pyongyang vers octobre 2024 dans le but de provoquer militairement la RPDC afin de créer un prétexte pour sa déclaration de loi martiale en décembre de la même année.
L'équipe du procureur spécial estime que l'opération du drone a accru les tensions militaires entre les deux Corées et compromis les intérêts militaires de la République de Corée, car le crash du drone a entraîné la fuite d'informations classifiées sur les opérations et les actifs militaires.
L'équipe a requis une peine de 25 ans de prison contre l'ancien ministre de la Défense, Kim Yong-hyun.
MM. Yoon et Kim ont été inculpés pour haute trahison en novembre 2025, en même temps qu'un ancien commandant du contre-espionnage.
La loi martiale d'urgence a été décrétée par M. Yoon dans la nuit du 3 décembre 2024, mais elle a été annulée quelques heures plus tard par l'Assemblée nationale.
M. Yoon a été mis en examen en janvier 2025 alors qu'il était en détention, en tant que chef présumé de l'insurrection, devenant ainsi le premier président en exercice à être arrêté et inculpé.








