La Chine joue un rôle clé dans le réseau mondial des géoparcs et soutient le développement international (INTERVIEW)
La Chine joue un rôle de premier plan au sein du Réseau mondial des géoparcs de l'UNESCO et partage de plus en plus son expérience avec d'autres pays, a déclaré un responsable de l'UNESCO.
Dans un entretien accordé mercredi à Xinhua, Kristof Vandenberghe, chef de la Section des sciences de la Terre et des géoparcs de l'UNESCO, a souligné la solidité des réseaux nationaux chinois dans ce domaine ainsi que l'élargissement de son rayonnement à l'international. Il a également dit espérer que la Chine puisse apporter un soutien et des formations aux pays voisins ainsi qu'aux pays africains pour les aider à développer des géoparcs.
L'UNESCO a officiellement annoncé jeudi l'intégration de 12 nouveaux géoparcs à son Réseau mondial des géoparcs, parmi lesquels le géoparc mondial UNESCO de Changshan, dans la province chinoise du Zhejiang (est), et le géoparc mondial UNESCO du mont Siguniang, dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest). Avec ces nouvelles inscriptions, la Chine compte désormais 51 géoparcs au sein du réseau, ce qui lui permet de conserver sa place de premier pays au monde en nombre de sites inscrits.
Créée en 2015, l'appellation "géoparc mondial UNESCO" désigne des territoires reconnus pour la richesse de leur patrimoine géologique. Ces sites associent préservation, éducation à l'environnement et développement durable, tout en accompagnant les peuples autochtones et les communautés locales dans la valorisation de leur culture et de leurs savoir-faire.
Selon l'UNESCO, le réseau compte désormais 241 géoparcs mondiaux répartis dans 51 pays. La Chine, à elle seule, en abrite 51. Selon M. Vandenberghe, la Chine a participé très tôt au développement des géoparcs et continue aujourd'hui de donner le rythme.
"En réalité, la Chine est l'un des rares pays où le concept de géoparc et la protection du patrimoine géologique sont inscrits dans la législation nationale. Le pays a élaboré un cadre légal pour le développement rural, afin de promouvoir le tourisme vers des zones plus reculées. Aujourd'hui, cela apporte non seulement de la fierté et un but aux populations, mais aussi des revenus", a déclaré M. Vandenberghe, ajoutant que cela correspondait précisément à l'objectif initial du concept de géoparc.
Le géoparc mondial UNESCO de Zhangjiajie, connu pour ses paysages singuliers, attire des visiteurs internationaux et a inspiré certaines scènes du film Avatar, a-t-il ajouté.
Au-delà de ses réalisations sur le plan national, la Chine partage également son expertise à l'étranger. Le responsable onusien a indiqué que de nombreux pays d'Asie s'inspirent des experts chinois, soulignant que China University of Geosciences à Beijing organise chaque année une formation intensive consacrée aux géoparcs. Des experts chinois participent aussi à des missions de revalidation de l'UNESCO dans différentes régions du monde.
"Ils apportent leur expertise acquise en Chine aux géoparcs d'Amérique latine, d'Europe et d'Asie. Ils promeuvent le modèle, ils promeuvent l'idée, ils promeuvent leur expertise", a-t-il dit.
Dans le même temps, il a relevé que certains géoparcs chinois sont confrontés au défi du "surtourisme", certains sites étant fragiles et nécessitant une évaluation rigoureuse de leur capacité d'accueil afin de trouver un équilibre entre protection et activité touristique.
M. Vandenberghe a appelé la Chine à soutenir et à former des pays comme le Pakistan, le Laos, le Cambodge et la Mongolie, qui ne disposent pas encore de géoparcs. Il a également plaidé pour un renforcement de la coopération entre la Chine et l'Afrique, faisant valoir qu'il n'existe actuellement qu'un seul géoparc en Afrique subsaharienne.








