Maurice réaffirme sa position sur les Chagos, sans calendrier de règlement
Le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, a réaffirmé mardi devant l'Assemblée nationale la volonté de son gouvernement de parvenir à un règlement du dossier de l'archipel des Chagos, sans avancer de calendrier précis.
Selon lui, Maurice considère détenir la souveraineté sur cet archipel au regard du droit international, en référence notamment à l'avis consultatif rendu en 2019 par la Cour internationale de Justice et aux résolutions des Nations Unies.
Le chef du gouvernement a également indiqué que les discussions se poursuivaient entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, évoquant des divergences entre les deux pays sur ce dossier.
Ces remarques interviennent alors qu'une délégation britannique est arrivée mardi à Maurice pour des consultations avec les autorités locales. Le gouvernement mauricien a envisagé, en fonction de l'issue de ces échanges, d'explorer "des voies alternatives" pour mener à bien le processus de décolonisation.
Séparé de Maurice en 1965, alors sous domination britannique, l'archipel des Chagos abrite notamment l'île de Diego Garcia, louée dès 1966 aux Etats-Unis pour l'installation d'une base militaire conjointe avec le Royaume-Uni, entraînant le déplacement de milliers d'habitants.
Un accord signé le 22 mai 2025 entre le Royaume-Uni et Maurice prévoit un transfert de souveraineté à Maurice, assorti de la location de la base de Diego Garcia au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Le président américain Donald Trump s'est opposé à plusieurs reprises à ce transfert.








